News

Grande-Bretagne : 52% des personnes LGBT victimes de dépression en 2017 par Anthony De Pasquale

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

3 minutes

Publié le Dimanche 11 Novembre 2018

Dans une étude publiée le 5 novembre 2018, Stonewall - qui oeuvre pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres en Grande-Bretagne - et la société YouGov ont démontré les conséquences néfastes des discriminations envers les personnes LGBT+ sur la santé, comparé au reste de la population.

Une étude récente intitulée "LGBT en Grande-Bretagne : rapport sur la santé", publiée ce 5 novembre 2018 sur le blog de Stonewall en écho aux émeutes de Stonewall, à New York, considérées comme le premier exemple de lutte des personnes gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres contre un système soutenu par les autorités et persécutant les homosexuels - démontre que les personnes LGBT présentent un risque plus élevé de dépression, d'anxiété et d'autres maladies mentales que le reste de la population. Plus de la moitié d'entre eux (52%) ont été victime d'une dépression l'année dernière et trois personnes sur cinq (61%) souffrent d'anxiété. "Je suis tombée dans une horrible dépression causée en partie par l'incapacité d'avoir accès à n'importe quel groupe de seniors LGBT dans un périmètre de 80 miles. Je serais activement impliquée dans un tel groupe si je pouvais en trouver un, mais il n'y en a aucun. Je me sens très seule", avoue Rosemary, 70 ans. 
Plus alarmant encore, une personne LGBT sur huit, agée entre 18 et 24 ans, soit 13%, a tenté de se suicider. "Lorsque j'ai survécu à ma tentative de suicide, l'infirmière m'a expliqué que mes problèmes mentaux étaient arrivés car j'avais vendu mon âme à Satan. Je me suis dit que si je m'acceptais comme j'étais alors Dieu pourrait me pardonner", déclare Elijah, 19 ans. 
D'après les chiffres, environ une personne LGBT sur quatre (23%) a été victime de critiques du reste de la population et même du personnel médical. Tilly, 42 ans et originaire d'Ecosse raconte : "les médecins m'ont demandé si je pouvais tomber enceinte, et lorsque j'ai répondu "non", ils m'ont demandé si j'avais eu des rapports sexuels non-protégés avec mon partenaire. Même si c'était le cas, ce serait difficile pour moi de tomber enceinte. C'est difficile de faire face à des gens que vous connaissez à peine", explique-t-elle. 
Face à cette triste réalité, Ruth Hunt, directeur général de Stonewall, décrit dans cette étude que le maintien de telles inégalités doit interpeller les dirigeants et que des actions doivent être menées à tous les niveaux. Il milite également pour une meilleure formation du personnel médical et social avec un accompagnement spécifique sur la manière de traiter les patients LGBT : "nous sommes impatients de travailler avec le gouvernement britannique qui vient de nommer un nouveau Conseiller pour le traitement médical des personnes LGBT en Angleterre et au Pays de Galles. En Écosse, nous souhaitons poursuivre notre partenariat avec le système de santé publique NHS Scotland. En Grande-Bretagne, nous voulons aider chaque personne LGBT à avoir une vie saine et heureuse", ajoute-t-il. 

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus