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50% des espèces animales et végétales pourraient disparaître d’ici 2080 par Tess Annest

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Des scientifiques britanniques, soutenus par WWF, tirent la sonnette d’alarme. D’ici 2080, 50% des espèces pourraient disparaître si nous ne réduisons pas rapidement nos émissions de gaz à effet de serre. D'ailleurs, la population française des oiseaux a été réduite d'un tiers en seulement 15 ans. Des révélations plus qu’inquiétantes.

Mise à jour le 20/03/18 : La valse des mauvaises nouvelles continue. Ce 20 mars 2018, le CNRS et le Muséum d’histoire naturelle ont publié les résultats de deux études simultanées menées sur le territoire français. Et ils sont très alarmants : nous sommes confrontés à un phénomène de "disparition massive", "proche de la catastrophe écologique". En effet, la population des oiseaux aurait été réduite d’un tiers en quinze ans en France. La faute à l’intensification des pratiques agricoles et à la disparition de certains insectes, deux phénomènes intimement liés. Miss Terre va décidément mal.

WWF vient de faire une annonce critique dans la revue scientifique Climatic Change. Près de la moitié des espèces animales et végétales pourraient disparaître d’ici 2080. L’effondrement des écosystèmes naturels s’opère à un rythme plus rapide que ce qu’on l’on pensait. Tellement, que nous entrons désormais dans la sixième extinction massive d’espèces de toute l’Histoire de la planète. Et d’après des chercheurs français, 7% des espèces auraient déjà disparu en quelques siècles. En cause : la destruction des habitats naturels, la chasse, le braconnage et les enchaînements d’extinctions. Les régions les plus concernées, décrites comme des "écorégions prioritaires" sont l’Amazonie, le delta du Mékong, le désert de Namibie et la Grande Barrière de Corail. Et les groupes les plus vulnérables, les plantes, les reptiles et les amphibiens. Pourquoi ? Car ces espèces n’auront jamais le temps de s’adapter au changement climatique éclair qui se profile, et qui a déjà bien commencé.

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Un scénario de laisser-faire pourrait se révéler catastrophique pour l’ensemble des groupes d’espèces.

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Partant de données d’évolution des températures et du niveau des précipitations au cours des décennies passées, les scientifiques ont pu dresser trois scénarios possibles. Et c’est franchement flippant.
- Le meilleur table sur un réchauffement climatique de 2°C, si l’objectif des Accords de Paris est atteint. Ainsi, le nombre d’espèces menacées serait de 36% pour les mammifères et de 47% pour les amphibiens.
- Le scénario intermédiaire est le suivant : le réchauffement climatique pourrait atteindre les 3,2°C supplémentaires si les Etats réussissent à tenir leurs engagements actuels.
- Enfin, le pire, serait que le réchauffement atteigne 4,5°C. Il adviendrait si les émissions de gaz à effet de serre continuaient sur leur lancée. Un synopsis dramatique, qui n’appartient malheureusement pas au domaine de la science-fiction, et selon lequel 48% des espèces pourraient disparaître.

Il y a urgence car selon WWF, "un scénario de laisser-faire pourrait se révéler catastrophique pour l’ensemble des groupes d’espèces". Et pour lutter contre ce phénomène, l’organisation propose tout de même des solutions. La première, qui semble être aussi la plus efficace, est celle de la dispersion des espèces. Il faudrait en effet les aider à se déplacer facilement et librement, afin qu’elles puissent trouver des conditions climatiques plus favorables à leur survie ailleurs que dans leur habitat naturel. La seconde est bien évidemment l’éducation et la sensibilisation du public au danger du réchauffement climatique. Vaste projet qu’il faudrait pourtant rapidement mettre en œuvre.

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Mme M.

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