Santé : six polluants, dont des perturbateurs endocriniens, découverts dans les organismes des Français Santé : six polluants, dont des perturbateurs endocriniens, découverts dans les organismes des Français

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Santé : six polluants, dont des perturbateurs endocriniens, découverts dans les organismes des Français par Tess Annest

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Publié le Vendredi 6 Septembre 2019

Alors que le gouvernement français s’apprête à publier sa deuxième stratégie sur les perturbateurs endocriniens, Santé Publique France a révélé, ce mardi 3 septembre 2019, une enquête sur les polluants présents dans les organismes des Français. Et les nouvelles ne sont pas bonnes.

Six : c’est le nombre de "polluants du quotidien" qui se trouveraient dans les organismes de la plupart des Français.e.s selon l’étude Esteban de Santé Publique France. Publiée le 3 septembre 2019, elle a été menée pour la première fois sur un panel de 900 adultes et 500 enfants pendant deux ans et révèle notamment que nous sommes imprégné.e.s de bisphénols A, F et S. L'agence a également étudié cinq autres familles de polluants : les phtalates, les éthers de glycols, les composés perfluorés, les parabènes et les retardateurs de flamme bromés. Mauvaise nouvelle : tous sont bel et bien présents dans nos corps. "Les taux de détection élevés dans l’étude Esteban indiquent que la population est continuellement exposée à ces bisphénols (aussi nommés BP)", ont indiqué les experts. Et le problème est de taille. En 2019, l’Anses avait dévoilé que les substituts au bisphénol A, tels le S ou le F, présentaient les mêmes problématiques que le BPA. Surtout, cette exposition dangereuse ne baisse pas en France, contrairement aux Etats-Unis et au Canada où le composant est interdit depuis 2009.

Principale source d’exposition au BPA selon les agences compétentes : la voie alimentaire, qui représenterait 80% de l’exposition totale. Il est pourtant interdit dans les contenants alimentaires depuis 2015. Les enfants âgés de 0 à 6 ans seraient les plus touché.e.s par cette imprégnation. Un phénomène que les expert.e.s attribuent à la quantité de nourriture ingérée, potentiellement exposée au BPA, comparée au poids des bambins. Chez les adultes, une consommation, même occasionnelle, d’aliments en conserve ou préemballés augmenterait les risques d’infection au BPA, avec un taux particulièrement haut chez les personnes qui mangent des viandes et des poissons sous vide.

Santé Publique France alerte également sur le bisphénol F, BPF, présent dans tous les intérieurs. Il se volatiliserait, selon des données collectées aux Etats-Unis, dans l’air via les appareils électroniques, les matériaux de construction divers et les poussières contaminées. Un constat que partage l’étude Esteban en prenant des pincettes tant il est encore difficile d’interpréter précisément ces résultats. Il est donc recommandé d’aérer son logement chaque jour, même en hiver afin d'en renouveler l'air. Les experts appellent à surveiller étroitement les substituts du BPA que sont le BPS et le BPF qui, pour le moment, ne font l’objet d’aucune restriction.

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