Rapport du Giec sur les océans : le niveau de la mer pourrait augmenter de 43cm d’ici 2100 Rapport du Giec sur les océans : le niveau de la mer pourrait augmenter de 43cm d’ici 2100

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Rapport du Giec sur les océans : le niveau de la mer pourrait augmenter de 43 cm d’ici 2100 par Tess Annest

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Publié le Jeudi 26 Septembre 2019

Ce mercredi 25 septembre 2019, les experts du Giec ont dévoilé leur troisième rapport. Un document spécial qui revient cette fois-ci sur les impacts du réchauffement climatique sur les mers et les océans.

Actuellement réuni à Genève, le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) vient de rendre ses dernières conclusions. Après Le réchauffement à 1,5 °C, publié l’an dernier, Les terres et l’alimentation, révélé en août 2019, c’est le troisième document spécial rendu public par le groupe d’experts. Cette fois-ci, il revient sur les conséquences du réchauffement climatique sur les océans et la cryosphère, c’est-à-dire l’ensemble des surfaces de la planète où on trouve de la glace. Un rapport, basé sur l’analyse de milliers d’études officielles, qui prouve, encore une fois, qu’il y a urgence.

La cryosphère se meurt

La cryosphère est l’ensemble des glaces présentes à la surface du globe. Calottes glaciaires de l’Antarctique, territoire du Groenland, glaciers de montagnes, banquises… Autant d’espaces qui sont censés être gelés toute l’année, d’hiver en été. Mais, à en croire le Giec, il n’en n’est malheureusement plus rien. "Au cours des dernières décennies, le réchauffement climatique a entraîné une réduction généralisée de la cryosphère", explique le groupe intergouvernemental dans son nouveau rapport. Les régions où se trouvent les petits glaciers (Europe centrale, Caucase, Scandinavie, Asie du Nord) sont les plus concernées et devraient, si le pire des scénario envisagé est atteint, perdre plus de 80% de leur masse glaciaire d’ici 2100. 

Une situation inquiétante pour les mers et océans

Les océans et les mers sont des allié.e.s de taille dans la lutte contre le réchauffement climatique. Surtout parce qu’ils/elles absorbent quasiment un quart des émissions humaines de gaz à effet de serre. Selon les chiffres avancés par le groupe de scientifiques, ils/elles auraient capté 20 à 30% de ces rejets depuis les années 1980. Véritables "éponges climatiques", les océans subissent aujourd’hui les retours de bâtons de l’activité humaine. Et le Giec est catégorique : "Les océans se sont réchauffés sans relâche depuis 1970". "Depuis 1993, cette cadence de réchauffement a probablement plus que doublé", expliquent les experts avant de préciser : "Ils ont absorbé plus de 90 % de l’excès de chaleur que provoque l’augmentation rapide des gaz à effet de serre". Une hausse des températures qu’il faut ajouter à une acidification des océans, une montée du niveau de la mer et à une multiplication des vagues de chaleur. Les canicules marines qui ont augmenté et qui continueront à s’intensifier si l’Homme continue à émettre autant de CO2.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

???? Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sort aujourd'hui un nouveau rapport sur l'état des océans face au changement climatique. Les conclusions sont alarmantes : la montée du niveau de la mer est deux fois plus rapide qu’il y a 10 ans et le réchauffement des océans a plus que doublé depuis 1993... Alors que les océans nous sont essentiels... Par exemple, ils fournissent 50% de l’oxygène que l'on respire ! Le @wwffrance appelle les décideurs politiques à agir d'urgence pour limiter le changement climatique et préserver les océans ! __ #GIEC #Ocean #Climat #Mer #Sea #Ice #ProtectNature #ProtectTheOcean #Nature #LoveNature #TogetherPossible #Photooftheday #WWF

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Surtout, la hausse du niveau des mers et des océans s’est considérablement aggravée. Selon les dernières enquêtes, l’augmentation était en moyenne de 1,4 mm chaque année entre 1901 et 1990, mais elle est passée à 3,6 mm par an sur la période 2006-2015. "Le processus s’est donc accéléré ces dernières décennies", s’inquiètent les experts. On le doit à l’augmentation de la température moyenne de l’eau des océans mais surtout à la perte importante de masse des glaces et calottes glaciaires, notamment au Groenland et en Antarctique. Selon le scénario le plus optimiste du Giec, celui qui limite le réchauffement climatique à +2°C, cette élévation pourrait être de 43cm en 2100 tout de même.

Des écosystèmes bouleversés

Autant de bouleversements majeurs qui, en plus de menacer les écosystèmes marins, pourraient mettre en péril la vie humaine, surtout celle des quelques 680 millions de personnes qui vivent près des côtes. D’ailleurs, le groupe d'experts le rappelle, "même un réchauffement à +2°C d’ici 2100 ne sera pas sans impact sur la vie sur Terre". 280 millions de citoyens pourraient alors être déplacés dans un futur plus ou moins proche.

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