Pour certains hommes, recycler serait trop "féminin" et trop "gay" Pour certains hommes, recycler serait trop "féminin" et trop "gay"

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Pour certains hommes, recycler serait trop "féminin" et trop "gay" par Pierre-Guillaume Ligdamis

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Publié le Vendredi 9 Août 2019

Si on pensait qu’on avait tous compris que la planète n’était pas au top de sa forme, et qu’il était nécessaire d’agir pour essayer de s’assurer un futur plus clément, c’était sans compter sur certains hommes qui jugeraient que recycler ne serait pas une activité suffisamment virile.

On peut officiellement ajouter les hommes atteints de "masculinité toxique" à la liste des responsables du déclin environnemental de la planète. Eh oui pour certains d’entre eux : un vrai homme ne pleure pas, ne fait pas le ménage et… Ne recycle pas non plus. Ils estimeraient que les comportements eco-friendly en général mettraient leur virilité (plutôt fragile pour le coup) en péril. C’est en tout cas ce que fait apparaître une étude américaine de l’université de Pennsylvanie parue dans le journal Sex Roles

960 participants se sont vus demandés d’évaluer l’orientation sexuelle et le degré de féminité ou de masculinité d’un personnage fictif en fonction des activités environnementales qu’il réalisait (payer les factures en ligne, éteindre la clim, recycler, utiliser des sacs réutilisables…).  Résultat ? Selon les chercheurs, dès lors que l’enquête présentait un homme effectuant une tâche en lien avec le recyclage, les interrogés considéraient ce comportement comme trop "féminin" et remettait ainsi en question l’hétérosexualité du personnage. Un raisonnement à la fois misogyne et homophobe donc…

Le média Out rapporte que pour Janet K. Swim professeur en psychologie qui a conduit l’étude, les hommes seraient même capables de faire une croix sur l’écologie si cela les faisait paraître trop gays. Elle explique : "certaines personnes peuvent vouloir se désengager de certains comportements parce qu’ils appréhendent l’impression que cela donnera d’eux à leur entourage". Un constat plutôt inquiétant qui rappelle que les stéréotypes de genre ont la vie dure. Surtout lorsque l’on sait que les décisions environnementales en politique ou dans les grandes entreprises sont souvent prises par ce même type d’homme. 

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