Planète : la Méditerranée se réchauffe 20% plus vite que le reste du globe Planète : la Méditerranée se réchauffe 20% plus vite que le reste du globe

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Planète : la Méditerranée se réchauffe 20% plus vite que le reste du globe par Tess Annest

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Publié le Dimanche 13 Octobre 2019

Ce jeudi 10 octobre 2019, le premier rapport sur "Les risques liés aux changements climatiques dans la région Méditerranée" a été rendu public à Barcelone. Il alerte sur les conséquences dramatiques du réchauffement climatique pour le bassin méditerranéen et ses habitants.

Le réchauffement climatique menace l’ensemble de la planète, mais il est des régions particulièrement en danger. C’est le cas de la Méditerranée qui fait l’objet du tout premier rapport sur Les risques liés aux changements climatiques dans la région Méditerranée, une synthèse de plusieurs centaines d’études rendue publique le 10 octobre 2019 à Barcelone. Et qui souligne que, depuis 1985, sa température augmente de 0,4 °C tous les dix ans et que son niveau grimpe de trois millimètres par an en moyenne depuis vingt ans. Ainsi, depuis l’ère industrielle, elle s’est déjà réchauffée de 1,5°C et surtout, 20% plus rapidement que la moyenne mondiale. Pire encore, sur les vingts villes du monde qui s’apprêtent à subir massivement l’élévation du niveau des océans d’ici 2050, plus de la moitié se trouvent autour de la mer Méditerranée. Si la situation ne s’améliore pas, les climatologues estiment que le bassin devrait atteindre une température plus élevée de 2,2°C par rapport à la fin du XIXème siècle et de 3,8°C d’ici 2100.

Le bassin méditerranéen est donc la deuxième zone la plus impactée par le réchauffement climatique, juste derrière l’Arctique. "Il est l'un des points chauds les plus en vue du changement climatique et environnemental", détaille même la synthèse du rapport. Une situation aux conséquences dramatiques pour la région, les écosystèmes et surtout, les 500 millions d’habitant.e.s de la région. Le rapport explique qu’elle entraînera "une réduction des précipitations dans les décennies à venir pouvant atteindre jusqu'à 30% dans des zones comme les Balkans ou la Turquie" et des "sécheresses extrêmes" qui deviendront "plus fréquentes dans tout le bassin méditerranéen". Une élévation drastique du niveau de la mer est également à prévoir et pourrait concerner "un tiers de la population dans les zones côtières de la région et mettrait en péril les moyens de subsistance d’au moins 37 millions de personnes en Afrique du Nord". L’augmentation de la température de l’eau, qui a déjà contribué "à l’ampleur et à l’intensité des épidémies de méduses, qui sont devenues une espèce parasite car elles sont rares et perturbent d’autres écosystèmes très équilibrés", pourrait également vite s’aggraver. Un rapport plus détaillé devrait paraître en 2020. Difficile d’imaginer de bonnes nouvelles. 

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