Papillomavirus : les professionnels demandent une vaccination des filles mais aussi des garçons Papillomavirus : les professionnels demandent une vaccination des filles mais aussi des garçons

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Papillomavirus : bientôt une vaccination pour les filles et les garçons ? par Marine Decremps

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Publié le Jeudi 21 Mars 2019

En France, les professionnels de santé se mobilisent pour une généralisation du vaccin chez tous les jeunes, garçons et filles, contre le papillomavirus. À l'origine de plus de 6000 cancers par an en France, il est déjà universel dans de nombreux pays voisins.

Une vaccination contre le papillomavirus, universelle, gratuite ou remboursée pour les jeunes filles mais aussi pour les jeunes garçons. Voilà la requête formulée dans un appel lancé par 50 organisations médicales. Parmi celles-ci, on trouve les Académies de médecine, de pharmacie, de chirurgie et des sciences infirmières, le Centre international de recherche sur le cancer, la Ligue nationale contre le cancer, 7 collèges professionnels, 32 sociétés savantes, ainsi qu'une poignée de syndicats et d'associations. Actuellement, la vaccination est recommandée et remboursée pour trois catégories de personnes : les jeunes filles de 11 ans à 14 ans avec un rattrapage possible jusqu'à 19 ans, les hommes gays ou bi jusqu'à 26 ans ainsi que les patients immunodéprimés. Mais selon le collectif à l’origine de cet appel, "cette politique de prévention peine à atteindre ses objectifs : la couverture vaccinale chez les jeunes filles avoisine les 20 %, loin de l'objectif fixé par le plan Cancer, de 60 %".

Tou.te.s concerné.e.s

À l'origine de 5 à 10 % de la totalité des cancers dans le monde, filles et garçons sont concernés. Si en France, on ne vaccine que les filles, les risques chez les garçons ne sont pas négligeables. Cancer du pénis, de l'anus mais aussi des amygdales ou de la gorge, un tiers de ces pathologies liées au papillomavirus touche les hommes. Et, si l’on vaccinait les garçons, ceux-ci protègeraient alors indirectement les filles. C'est ce qu'on appelle le phénomène d'immunité de groupe. En tout, il serait responsable de cancers du col de l'utérus (2900), du pharynx (amygdales, 1400), de l’anus (1512), de la vulve, du vagin, du pénis (500).
Déjà en Australie, pionnière dans ce domaine, on est à 90 % de couverture vaccinale pour les jeunes filles et 70 à 80 % pour les garçons. Le Royaume-Uni, le Portugal ou l’Espagne ont déjà introduit cette vaccination en milieu scolaire et obtenu une excellente couverture vaccinale.
La Haute Autorité de santé devrait s'exprimer sur l'extension de la vaccination aux garçons dans les prochains mois. Toutefois, les gynécologues recommandent aux femmes, même vaccinées, de poursuivre le dépistage du cancer du col de l'utérus par des frottis réguliers, puisque les vaccins ne protègent pas contre tous les HPV.

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