ONG et députés appellent à interdire l'importation de produits issus de la déforestation pour sauver l’Amazonie ONG et députés appellent à interdire l'importation de produits issus de la déforestation pour sauver l’Amazonie

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ONG et députés appellent à interdire l'importation de produits issus de la déforestation pour sauver l’Amazonie par Tess Annest

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Publié le Dimanche 1 Septembre 2019

Dans une tribune publiée ce dimanche 1er septembre 2019 dans le "JDD", 17 ONG et 45 députés français appellent l’Europe à élaborer une loi interdisant l’importation de produits issus de la déforestation de l’Amazonie. Explications.

"Depuis l'élection de Jair Bolsonaro, le ­gouvernement fédéral multiplie les messages et les actions pour encourager la déforestation. L'impunité est devenue la règle. Les violations des droits humains à l'encontre des peuples autochtones se multiplient, allant même jusqu'à l'assassinat de celles et ceux qui s'opposent à ce carnage". Le ton est donné. Dans une tribune parue ce 1er septembre 2019 dans le Journal du Dimanche, dix-sept ONG, dont France Nature Environnement, Canopée, Réseau Action Climat ou encore la Fondation Nicolas Hulot, et quarante-cinq député.e.s, principalement élu.e.s de La République En marche, demandent à l’Europe de prendre des mesures concrètes en faveur de l’Amazonie. Ils réclament ainsi une loi interdisant l’importation de produits, comme la viande de bœuf et le soja, directement issus de la déforestation du poumon de la planète.

Intitulée Des actions pour ne pas être complices de la destruction et rédigée par le député de Maine-et-Loire Matthieu Orphelin, elle appelle clairement les décisionnaires européen.ne.s à instaurer une meilleure traçabilité des produits agricoles en provenance du Brésil. Les signataires interpellent également sur la nécessité d’établir un dialogue constructif avec le Brésil et son Président, Jair Bolsonoro. Vu les circonstances actuelles, la démarche s’annonce périlleuse. Pourtant, les scientifiques sont clair.e.s : la culture de soja et la production de viande bovine, qui sont toutes deux des agricultures intensives, sont à l’origine de la plupart des feux destructeurs qui ravagent l’Amazonie depuis le début du mois de juillet 2019. "L'Europe a le pouvoir de demander aux entreprises d'assainir leurs chaînes d'approvisionnements, elle l'a déjà fait en interdisant l'importation de pêche illicite et de bois illégal. Il est impératif qu'elle en fasse de même avec les commodités agricoles", écrivent-ils en implorant l'Union de ne pas être "complice de la déforestation". Surtout, ils le rappellent : "il y a urgence", la maison brûle. 

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