Les maillots de bain sont de vrais dangers pour les océans Les maillots de bain sont de vrais dangers pour les océans

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Les maillots de bain sont de vrais dangers pour les océans par Tess Annest

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Publié le Samedi 13 Avril 2019

On savait déjà que la crème solaire était dangereuse pour les océans, mais on ne soupçonnait pas encore le caractère nocif du maillot de bain. Pourtant, les micro-plastiques qu’il contient sont extrêmement néfastes pour la faune et la flore qui peuplent cet écosystème. Explications.

Les jours rallongent, les températures augmentent et tout le monde commence déjà à plier bagage direction le soleil. En glissant bien sûr dans sa valise quelques maillots de bain. Mais en les portant, chacun participe massivement à la dégradation des océans. En effet, il n’existe pour le moment aucune matière biodégradable adaptée à la fabrication de maillots de bain. Les tissus synthétiques qu’ils contiennent, comme le nylon ou le polyester, étant les seuls à pouvoir absorber l’humidité. Problème : ils contiennent tous une grande quantité de plastique, ennemi numéro un des océans. Et ils se retrouvent facilement dans les eaux mondiales. Par exemple, lorsque nous lavons nos alliés de l’été, notamment à la machine à laver, des microplastiques sont déversés dans l’eau et se retrouvent ensuite, par le biais des évacuations, dans la mer. 

Mais ces matières sont extrêmement abordables et donc chères à l’industrie textile, qui participent ainsi grandement à la dégradation océanique. On estime d’ailleurs que 65 millions de tonnes de ces substances sont produites chaque année. Et malgré l’urgence de la situation, peu de solutions se profilent à l’horizon tant elles sont compliquées à mettre en place. Certains prônent donc la mise en place de filtres capables de retenir les microplastiques dans les machines à laver, mais la logistique est, pour le moment, trop onéreuse pour qu’elle soit appliquée à tous les modèles. En attendant, l’industrie textile avance à son rythme et tente de se mettre progressivement au recyclage des fibres synthétiques. Mais là encore, le processus est si complexe qu’il peine à se généraliser. Il ne nous reste plus qu’à espérer que la science vienne au secours des océans

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