L’éco-anxiété ou solastologie, la nouvelle angoisse due au changement climatique L’éco-anxiété ou solastologie, la nouvelle angoisse due au changement climatique

Planète

L’éco-anxiété ou solastologie, la nouvelle angoisse due au changement climatique par Antoine Ferreira-Mendes

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

2 minutes

Publié le Jeudi 18 Avril 2019

On dit souvent qu’on a le mal du pays lorsqu’on se déplait à l’étranger. Il se pourrait qu’on ressente ce même sentiment en restant chez soi, à la vue des bouleversements environnementaux causés par l’espèce humaine. On appelle ça l’éco-anxiété ou la solastologie, au choix.

Avec la multiplication des catastrophes naturelles et tout autre revers de la pollution, on commence sérieusement à se remettre en question, tardivement. Certains sont si préoccupés par le dérèglement climatique, particulièrement les jeunes, qu’ils en développent de profondes angoisses : l’éco-anxiété appelée aussi solastologie. Rien de neuf cependant pour cette déprime moderne, le terme "solastologie" a été formulé en 2003 par le philosophe Glenn Albretch de l’Université de Newcastle en Australie. Il s’agit d’un néologisme venant du terme anglais "solace", qui signifie "réconfort", et  du grec "algie", "douleur". On a souvent le choix entre un plan A et un plan B, il n’existe malheureusement pas de planète B et en prendre conscience peut être, pour certains, effrayant. L’éco-anxiété, comme toutes formes d’angoisses, a différents degrés : de la petite baisse de moral passagère aux insomnies et à la dépression.

Comment l'affronter ? Tout d’abord, en profitant de la nature. Selon une étude de l’Université de Stanford publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences en 2015, la nature aurait un impact positif sur le moral, baptisée par les chercheurs la vitamine G (pour "green"). Pour mener à bien leur étude, les scientifiques ont demandé à deux groupes d’aller se promener, l’un en ville, l’autre en pleine nature. Résultat, les personnes ayant marché 90 minutes dans la nature avaient en moyenne un bien meilleur moral que les autres. Autre méthode, devenir activiste.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires