Le porno génère deux fois plus de CO2 que l’Irlande Le porno génère deux fois plus de CO2 que l’Irlande

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Écologie : le porno génère deux fois plus de CO2 que l’Irlande par Antoine Ferreira-Mendes

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Publié le Mercredi 17 Juillet 2019

Le porno ne connaît pas la crise. Selon une récente étude, le visionnage de porno dans le monde génère deux fois plus de CO2 que l’Irlande. Explications.

Selon le rapport de l’association The Shift Project intitulé "Climat : l’insoutenable usage de la vidéo" du mois de juillet 2019, le numérique génère aujourd’hui 4% du gaz à effet de serre dans le monde, davantage que le transport aérien civil. Et parmi les activités 2.0 les plus polluantes, le rapport pointe du doigt la vidéo, notamment le porno.

Avant de proposer ses solutions, Maxime Efoui-Hess, qui a guidé le rapport, fait un état des lieux de la vidéo et évoque ses effets néfastes sur l’environnement. Parmi les vidéos mises en ligne sur les Internets dans le monde, qui ont nécessité un stockage sur des centres de données avant d’être acheminées jusqu’à nos terminaux, 27% sont de l’ordre du porno. Et la HD est particulièrement responsable. "10h de film haute définition, c’est davantage de données que l’intégralité des articles en anglais de Wikipédia en format texte", dénonce le rapport. Quant au visionnage de porno, notamment sur des plateformes de streaming comme Pornhub et Youporn, l'activité est responsable de 5% du total des émissions de gaz à effet de serre dues au numérique. En 2018, ça représentait 80 millions de tonnes de CO2. Selon Global Carbon Atlas, outil de visualisation des flux carbone, c’est autant que la Roumanie, et deux fois plus que l’Irlande.

Sans surprises, les plateformes de vidéo à la demande (comme Netflix ou Amazon Prime), regroupées sous le nom de VoD, sont juste devant sur le podium des activités numériques les plus polluantes. Elles représentent 34% de la vidéo en ligne, ce qui équivaut à 7% du total des émissions de gaz à effet de serre dues au numérique. Et en 2018, ça générait plus de 100 millions de tonnes de CO2, soit autant, voire plus, que la quantité produite par l'ensemble de la Belgique, toujours d’après Global Carbon Atlas.

"La sobriété numérique" comme unique solution viable
À titre indivuel : on arrête la HD, et on passe à une plus faible résolution, on diminue sa consommation et on sélectionne davantage ce que l’on regarde. Une proposition qui, cependant, va à l’encontre du binge-watching et de la surconsommation de porno. Et à l’échelle collective, le rapport met en évidence l’urgence de la situation et annonce des solutions réalisables. "La réflexion concernant la régulation des contenus haineux en ligne montre qu’une discussion sérieuse est possible, lorsqu’est identifié un risque pour l’intégrité de la société. Or, à l’heure où l’on évoque un ‘état d’urgence climatique’, le risque sociétal lié aux contraintes est bel est bien avéré", signale le rapport.

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