L’Australie va déverser des tonnes de boues près de la Grande Barrière de corail L’Australie va déverser des tonnes de boues près de la Grande Barrière de corail

Planète

L’Australie va déverser des tonnes de boues près de la Grande Barrière de corail par Tess Annest

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

2 minutes

Publié le Dimanche 24 Février 2019

Alors que la Grande Barrière de corail se meurt peu à peu, l’Australie a autorisé le déversement d’un million de tonnes de boues près de ce récif corallien. Une décision catastrophique pour l’écosystème de cette région. Explications.

Rejeter des déchets près de la Grande Barrière de corail est totalement interdit. Mais il y a une zone grise. Ce n’est pas le cas lorsqu’il s’agit d’une opération d’entretien portuaire. Ainsi, dans le cadre d’un plan d’élimination des déblais issus du dragage industriel réalisé dans le port de Hay Point, l’Australie vient d’autoriser le déversement d’un million de tonnes de boues dans la région de l'immense récif corallien. L’autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail a même donné son feu vert assez rapidement. Pourtant, le dépôt de ces déchets prive les coraux de lumière, empêchant ainsi la photosynthèse nécessaire à leur survie, et apporte de la nourriture supplémentaire à leurs prédatrices principales, les étoiles de mer. C’est en partie ainsi qu’en trente ans, les récifs de cette région ont perdu plus de la moitié de leur surface. 

Une décision jugée inacceptable pour le parti australien des Verts. "Le rejet des boues de curage dans les eaux du patrimoine mondial revient à traiter notre récif comme une décharge", s’est indignée la sénatrice Larissa Waters. "La politique du gouvernement doit changer pour interdire tout déversement en mer, de sorte que le Parc marin de la Grande Barrière ne puisse pas permettre d’utiliser les eaux du récif comme une alternative moins chère au traitement des boues", a-t-elle déclaré. Pourtant, de son côté, la Corporation des ports de vrac du Queensland septentrional assure que l'impact sur l'environnement sera moindre : "Il est important de noter que nos rapports d’évaluation ont révélé que les risques pesant sur les zones protégées, dont le Parc marin de la Grande Barrière et les habitats sensibles, sont majoritairement faibles, avec quelques impacts de court terme possibles sur les fonds marins". Le dragage d’entretien du port débutera donc à la fin du mois de mars, et les boues seront bel et bien reversées près de la Grande Barrière de corail, peu importe les conséquences… 

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires