La pollution et les dérèglements climatiques sont responsables d’un quart des décès et des maladies La pollution et les dérèglements climatiques sont responsables d’un quart des décès et des maladies

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La pollution et les dérèglements climatiques sont responsables d’un quart des décès et des maladies par Tess Annest

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Publié le Samedi 16 Mars 2019

Alors que beaucoup de citoyens défileront ce samedi 16 mars 2019 pour protester contre l’inaction climatique, l’ONU vient de dévoiler un nouveau rapport alarmant concernant l’état de notre planète. A en croire les scientifiques, les pollutions diverses sont responsables d’un quart des décès dans le monde. Explications.

L’organisation des Nations Unies tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme en dévoilant un nouveau rapport sur l’état de santé de notre planète. Le 13 mars 2019, elle a publié la nouvelle édition du GEO, le Global Environment Outlook. Et à en croire les experts, il est plus que temps de changer les choses puisque la pollution et les nombreux changements climatiques seraient responsables d’un quart des morts prématurées et des maladies dans le monde. Les 250 scientifiques qui ont participé à cette étude pointent également du doigt le fossé grandissant entre les pays riches et les pays pauvres, bien loin d’être égaux face à la question climatique. 

Première urgence : les morts prématurées causées par des conditions environnementales "médiocres", qui seraient à l’origine d'environ 25% des morts et maladies mondiales. Les experts de l’ONU évoquant même neuf millions de morts liées aux pollutions diverses en 2015. Des décès auxquels il faut ajouter les 1,4 million de personnes qui meurt chaque année faute d’accès à l’eau potable, et les six à sept millions de citoyens qui perdent la vie chaque année à cause de la dégradation de la qualité de l’air. Vous l’aurez compris, les changements climatiques sont les plus grands meurtriers de tous les temps, et les dérèglements causés par l’Homme, comme les tempêtes ou les épisodes de grande sécheresse, n’arrangeront certainement rien ces prochaines années. Tout comme les huit millions de tonnes de déchets plastiques déversées chaque année dans les océans par l’Homme… 

L’Organisation des Nations Unies insiste aussi sur le fait qu’aujourd’hui, 3,2 milliards de personnes vivent sur des terres dégradées par l’agriculture intense ou la déforestation, deux activités qui ont entraîné la disparition de plus de 60% des vertébrés. Pourtant, l’ONU rappelle que la biodiversité "contribue à réguler le climat, épure l'air et l'eau, permet la formation des sols et atténue l'impact des catastrophes naturelles". Un maillon vital pour la planète qui connaît malheureusement "un épisode majeur d'extinction d'espèces compromettant l'intégrité planétaire et la capacité de la Terre à répondre aux besoins des êtres humains". Toutefois, les scientifiques expliquent que la situation n’est pas irrémédiable et appellent, par exemple, à la baisse des émissions de CO2 et à une diminution drastique de l’utilisation des pesticides. Avis à ceux qui savent écouter. 

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