La pollution de l’air affecte la santé mentale des enfants La pollution de l’air affecte la santé mentale des enfants

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La pollution de l’air affecte la santé mentale des enfants par Tess Annest

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Publié le Dimanche 29 Septembre 2019

En plus d’être à l’origine de maladies respiratoires, la pollution atmosphérique serait aussi responsable de troubles mentaux chez les adultes, mais aussi chez les enfants. Explications.

Irritations, inflammations, troubles respiratoires… La pollution de l’air est responsable de bon nombre de maladies, même de troubles mentaux. Et si un lien a déjà été établi entre cette contamination et la santé psychique des adultes, ce n’était pas encore le cas chez les enfants. Mais des chercheurs de l’Université de Cincinnati et du centre médical de l’Hôpital pour enfants de Cincinnati viennent de se pencher sur la question. Leurs résultats ont été publiés le 25 septembre 2019 dans la revue Environmental Health Perspectives. Une liaison entre pollution atmosphérique et dépression, voire schizophrénie, chez les bambins a été établie pour la toute première fois.

Pour en arriver à de telles conclusions, les scientifiques ont étudié le cas de plusieurs enfants, déjà hospitalisés dans un service psychiatrique. Ils/elles se sont concentré.e.s sur les particules fines PM2,5, plus communément appelées "poussière". Des molécules microscopiques qui se logent facilement dans les poumons pour ensuite entrer plus facilement dans le sang et donc, dans les autres organes. Une exposition, même brève, pouvant provoquer des démangeaisons, des maladies respiratoires mais aussi, selon les dernières révélations, des crises d’anxiété et des épisodes de dépression chez les enfants. Les troubles schizophrènes survenant souvent le même jour que les pics de pollution, et les consultations pour troubles de l’adaptation ou pensées suicidaires inquiétantes, un ou deux jours plus tard.

Les recherches ont prouvé que les enfants vivants dans des quartiers défavorisés, appartenant à une classe inférieure et ayant moins accès aux soins, étaient les plus concernés par les différents troubles liés à la pollution atmosphérique. Et si cette première étude d’ampleur n’examine que les PM2,5, d’autres recherches récentes ont aussi montré des liens entre pollution de l’air et santé mentale des jeunes. Une enquête britannique a par exemple révélé, qu’à cause d’une surexposition au dioxyde d’azote, les adolescents citadins avaient quasiment deux fois plus de risques de développer une psychose à l’âge adulte, que ceux qui grandissent dans des zones rurales. Une autre investigation a prouvé qu’une association existait entre pollution automobile au cours de l’enfance et développement de troubles anxieux ou dépressifs chez les enfants de douze ans. Les auteur.e.s précisent cependant que des travaux plus poussés doivent être effectués pour déterminer des stratégies de prévention. En attendant, les effets néfastes de la pollution atmosphérique continuent d’influer sur l’organisme des enfants. 

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