Étude : le syndrome du cœur brisé pourrait en fait se jouer dans le cerveau Étude : le syndrome du cœur brisé pourrait en fait se jouer dans le cerveau

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Étude : le syndrome du cœur brisé pourrait en fait se jouer dans le cerveau par Marine Decremps

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Publié le Jeudi 7 Mars 2019

Le deuil, la colère ou la peur peuvent littéralement vous briser le cœur. Mais une récente étude avance que ce serait en fait le cerveau qui se casse en mille morceaux.

Pour la première fois, des scientifiques ont montré que le cerveau était impliqué dans la contraction d’un syndrome de Tako-Tsubo. Il s’agit d’une cardiomyopathie consistant en une sidération myocardique survenant après un stress émotionnel. Mais, communément, nous l’appelons le syndrome du cœur brisé. Ce dernier, se caractérise par un affaiblissement temporaire soudain des muscles cardiaques, ce qui provoque le ballonnement du ventricule gauche du cœur vers le bas, alors que le cou reste étroit. Dans une étude récente menée par l’hôpital universitaire de Zurich, on apprend que les régions du cerveau responsables du traitement des émotions et du contrôle du fonctionnement inconscient du corps, telles que les battements cardiaques, la respiration et la digestion, ne communiquent pas entre elles aussi bien chez les patients atteint du syndrome de Tako-Tsubo, que chez les personnes épargnées.

Plus fréquent chez les femmes
Depuis qu’il a été décrit pour la première fois en 1990, les recherches ont montré qu’il était généralement provoqué par une détresse émotionnelle grave - comme le deuil, la colère ou la peur - ou par des réactions à des événements heureux ou joyeux. Les patients développent des douleurs thoraciques et des difficultés respiratoires pouvant entraîner des crises cardiaques et la mort. Plus fréquent chez les femmes avec seulement 10% des cas survenant chez les hommes. En essayant de déterminer la source d'origine, les chercheurs ont procédé à des examens du cerveau par IRM chez 15 patients atteints de ce syndrome et ont comparé ces examens à ceux de 39 personnes en bonne santé. "Nous avons constaté que la communication entre les régions cérébrales associées au traitement des émotions et le système nerveux autonome, qui contrôle le fonctionnement inconscient du corps, était diminuée chez les patients atteints", a déclaré le professeur Christian Templin, chercheurs auprès de l'hôpital universitaire de Zurich. "Il est important de noter que les régions que nous avons identifiées comme communiquant moins les unes avec les autres chez les patients atteints sont les mêmes régions du cerveau qui sont censées contrôler notre réponse au stress", a déclaré le professeur Christian Templin. Il ajoute : "Cette diminution de la communication pourrait affecter négativement la façon dont les patients réagissent au stress et les rend plus susceptibles de développer un syndrome de Tako-Tsubo." La docteure Jelena Ghadri, co-auteure de l’étude, a déclaré : "Nous espérons que cette étude offre de nouveaux points de départ pour les prochaines recherches, car elle nous a fait comprendre des interactions entre le cerveau et le cœur, qui ne se sont pas encore évidentes en médecine."

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