Étude : l’air est plus pollué que ce que l’on pensait (et c’est très grave) Étude : l’air est plus pollué que ce que l’on pensait (et c’est très grave)

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Étude : l’air est plus pollué que ce que l’on pensait (et c’est très grave) par Antoine Ferreira-Mendes

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Publié le Mercredi 13 Mars 2019

Selon une étude qui applique une nouvelle façon de mesurer la pollution de l’air, celui-ci est plus toxique que ce que l’on pensait, ce qui entraîne des millions de décès par an dans le monde.

En novembre 2018, une agence du ministère de l’Environnement affirmait que la qualité de l’air s’améliorait. Et pourtant, un nouvel outil statistique utilisé par des chercheurs allemands prouve le contraire. Selon leur étude, publiée dans la revue European Heart Journal le 12 mars 2019, la pollution de l’air est deux fois plus meurtrière que ce que l’on pensait et est responsable de millions de morts dans le monde.

Cette nouvelle façon de mesurer la pollution a permis de réévaluer les statistiques : le nombre de décès liés à la pollution en 2015 dans le monde est désormais estimé à 8,8 millions de personnes, dont 790 000 en Europe et 67 000 rien qu’en France. Soit deux fois plus que ce qui était estimé avec l’ancien système de calcul.

Pour arriver à leurs conclusions, les chercheurs n’ont pas étudié les effets des polluants séparément, mais ensemble, notre air étant un véritable cocktail de produits toxiques. Selon le site de Franceinfo, "ils ont estimé l'exposition aux polluants en se fondant sur un modèle simulant la façon dont les gaz atmosphériques interagissent avec les composés chimiques issus de l'activité humaine (production d'énergie, industrie, transports, agriculture…). Ils ont ensuite appliqué ces données à un nouveau modèle statistique combinant les taux de mortalité et l'exposition."

Les statistiques étaient donc auparavant faussées… D’après Jean-Christophe Brisard, documentariste et auteur du livre Irrespirable, qui paraît jeudi 14 mars 2019, "les scientifiques savent qu’on mesure les mauvais polluants, qu’on ment à la population." Interrogé par Europe 1, il pointe du doigt "Le manque de volonté des politiques" pour régler le problème. "Cela nécessiterait des investissements énormes, et un changement de comportement en terme d'économie, notamment sur l'industrie automobile [...]. AirParif (la station qui mesure la pollution de l’air en Ile-de-France, ndlr) sait mesurer les particules fines, mais on ne leur donne pas assez de moyens". Un cri d’alarme, alors que se multiplient les pétitions et mobilisations citoyennes pour le climat.

A.F.-M. avec C.C.-M.

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