Espèces menacées : vers une interdiction de la vente d’éléphants sauvages aux zoos ? Espèces menacées : vers une interdiction de la vente d’éléphants sauvages aux zoos ?

Planète

Espèces menacées : vers une interdiction de la vente d’éléphants sauvages aux zoos ? par Tess Annest

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

3 minutes

Publié le Mardi 20 Août 2019

Depuis le 17 août 2019, des centaines d’experts de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction sont réunis à Genève dans le but de mettre en place des politiques de conservation durable. Et bonne nouvelle, ils viennent de prendre une "décision historique".

Alors que la CITIES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, se tient à Genève, en Suisse, depuis le 17 août 2019, les pays participants ont d’ores et déjà pris une "décision historique", largement applaudie par les écologistes. Dimanche 18 août 2019, les 180 pays représentés ont décidé de limiter les ventes d’éléphants sauvages d’Afrique à celles destinées strictement à leur maintien dans leur environnement naturel. Concrètement, cela signifie que la capture de pachydermes pour des structures de maintien en captivité est désormais totalement interdite. Un pas de plus vers l’interdiction totale des animaux sauvages dans les zoos. Pour autant, les défenseur.e.s de la cause animale appellent à ne pas se réjouir trop rapidement. La proposition a atteint la majorité dans l’une des deux commissions, mais il faudra tout de même attendre qu’elle soit approuvée lors de la réunion de clôture de la conférence pour se réjouir. Une annonce qui arrive à point nommé puisqu’en mai 2019, l’ONU avait d’ores et déjà alerté sur le fait qu’un million d’espèces étaient menacées de disparition. "Cette décision préliminaire affirme de manière forte que les éléphants n’appartiennent pas à l’industrie du divertissement", a déclaré Cassandra Koenen, responsable de la faune sauvage au sein de la Société mondiale de protection des animaux (WSPA), avant d’ajouter : "C’est un pas considérable dans la bonne direction".

Les membres de la Convention créée il y a plus que quarante ans ont jusqu’au 28 août 2019 pour donner leur avis sur les 55 autres propositions faites en amont. En parallèle, des député.e.s européen.ne.s viennent de publier une lettre dans laquelle ils/elles demandent l’interdiction de la chasse aux trophées, une chasse "récréative" qui échappe aux interdictions de commercialisation de plus de mille espèces en danger. Pour le moment, la CITIES interdit le commerce de mille espèces végétales et animales considérées comme en danger d’extinction mais les défenseur.e.s des animaux déplorent que la chasse aux trophées ait échappé à cette interdiction. Ils/elles appellent donc la Convention à "traiter les trophées de chasse de la même manière que les autres formes de commerce de la vie sauvage". Une décision qui empêcherait les gros importateur de trophées de chasse que sont les États-Unis et la Chine de délivrer autant de permis d’importation (200 000 pour les USA en moins de dix ans). Surtout, elle permettrait d’éviter les abus touristiques liés à cette activité, toujours légale dans plusieurs pays africains. Malgré cette forte mobilisation, la question de la chasse aux trophées ne figure pas à l’ordre du jour de la Convention. Pourtant, à terme, elle pourrait mener au déclin de plusieurs centaines d’espèces comme les rhinocéros, les éléphants, les girafes, les perroquets, les guépards et les chimpanzés, animaux les plus convoités par les braconniers.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires