Environnement : voilà qu’il se met à pleuvoir du plastique Environnement : voilà qu’il se met à pleuvoir du plastique

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Environnement : voilà qu’il se met à pleuvoir du plastique par Tess Annest

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Publié le Mercredi 21 Août 2019

Premier polluant de la planète, le plastique détruit tout sur son passage. Et il n’y a pas un seul endroit du globe qui ne soit pas encore impacté. Récemment, des scientifiques en ont même découvert dans l’eau de pluie.

Dans les océans, les sols et maintenant, dans l’eau de pluie, il n’y a pas une surface de la planète qui ne soit pas contaminée par le plastique. En effectuant des recherches sur la quantité d’azote contenue dans les eaux de pluie, des scientifiques américains de l’US Geological Survey (USGS) ont découvert que la pluie contenait des microparticules de plastique. Dans leur rapport, appelé Il pleut du plastique, ils expliquent avoir retrouvé des centaines de particules colorées invisibles l’œil nu. Pour les détecter, ils ont prélevé des échantillons d’eau de pluie dans huit sites différents du Colorado pendant l’été 2017. Résultats : les microplastiques sont omniprésents sur 90% des prélèvements, même à 3 159 mètres d’altitude. Et ce n’est pas la première fois que de telles découvertes sont faites par des chercheurs. Il y a quelques mois déjà, du plastique avait été repéré dans les précipitations des Pyrénées français.

Pour le moment, les experts sont incapables de déterminer la provenance exacte de ces polluants microscopiques, mais un schéma logique se dessine. Une fois désintégrés, les microparticules s’évaporent et se retrouvent dans les nuages avant de retomber au sol par le biais de la pluie. Idem pour la neige. Le 14 août 2019, une étude menée par des scientifiques de l’Institut allemand Alfred Wegener et de l'Institut suisse de recherche sur la neige et les avalanches et publiée dans la revue américaine Science Advances a révélé que ces particules peuvent également être transportées dans l’atmosphère par le biais de la neige. "Il est évident que la majeure partie des microplastiques présents dans la neige provient de l'air", a expliqué Mélanie Bergmann, auteure principale de l’étude. Un véritable cercle vicieux, donc.

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