Environnement : un quart des êtres humains menacés par une pénurie d’eau Environnement : un quart des êtres humains menacés par une pénurie d’eau

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Environnement : un quart des êtres humains menacé par une pénurie d’eau par Tess Annest

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Publié le Mercredi 7 Août 2019

C’est une crise dont on parle peu mais qui pèse considérablement sur les épaules de la planète. Selon un nouveau rapport du World Resources Institut, un quart de la population mondiale serait menacée par une pénurie d’eau massive.

Plus le temps passe et plus les réservoirs d’eau de la Terre se vident, entraînant des pénuries extrêmement préoccupantes. Un problème mis en lumière le 6 août 2019 par le World Resources Institut, l’Institut des Ressources Mondiales. Son PDG, Andrew Steer, déplore d’ailleurs que "la pénurie en eau soit la plus grande crise, dont personne ne parle". Selon les experts, un quart de la population mondiale est menacé par une pénurie d’eau à grande échelle. "Ses conséquences prennent la forme d’insécurité alimentaire, de conflit, de migration, et d’instabilité financière", explique Andrew Steer. Dix-sept pays sont ainsi en pénurie hydrique grave et seraient même proches du "jour zéro", date à laquelle on estime que plus aucune eau ne sortira des robinets d’un pays. Sont concernés : le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Erythrée, les Emirats arabes unis, Saint-Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et enfin, l’Inde. Le rapport estime que dans ces régions, "l’agriculture, l’industrie, et les municipalités absorbent 80 % de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne".

Grâce à une carte mondiale, le WRI a donc défini les régions du monde les plus concernées par des risques majeurs de pénuries d’eau, de sécheresses et de pénuries fluviales. Les scientifiques en ont alors profité pour aborder le problème du stress hydrique c’est-à-dire le fait que les ressources en eau soient insuffisantes pour répondre aux besoins de l’environnement et aux multiples activités humaines. On estime que ce seuil est atteint à partir du moment où la disponibilité en eau est inférieure à 1 700 mètres cubes par an et par personne. Ainsi, vingt-sept autres pays, comme le Maroc, la Belgique, le Portugal et l’Espagne, pourraient présenter un risque de stress hydrique élevé. En 2015 déjà, l’ONU avait estimé que "le monde devrait faire face à un déficit hydrique global de 40% dès 2030" si aucune de nos habitudes ne venait à changer. Il semblerait qu’on en prenne le chemin.

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