Environnement : prisés par les milliardaires, les guépards sont menacés d’extinction Environnement : prisés par les milliardaires, les guépards sont menacés d’extinction

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Environnement : prisés par les milliardaires, les guépards sont menacés d’extinction par Tess Annest

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Publié le Dimanche 1 Septembre 2019

Dans certains pays du Golfe persique, les guépards ont la cote. Achetés illégalement par des ultra-riches, ils sont aujourd’hui menacés d’extinction en Afrique.

C’est la dernière acquisition à la mode dans le Golfe persique : les guépards. Depuis quelques années, des milliardaires les font capturer dans le seul but de les domestiquer car, posséder un tel animal, y est synonyme de richesse et de pouvoir. Ils participent ainsi à leur braconnage massif et à des trafics illégaux dangereux. Pourtant, leur vente est formellement interdit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITIES), mais il reste difficile à contrôler.

"Si vous faites le calcul, ce n’est qu’une question d’années avant qu’il n’y ait plus de guépards", s’inquiète Laurie Marker, biologiste américaine et fondatrice du Cheetah Conservation Fund (CCF), Fond pour la conservation des Guépards en français. Selon elle, le trafic illégal de bébés guépards a pris "des proportions épidémiques" au Somaliland, État auto-proclamé indépendant de la Somalie et non reconnu de la Communauté internationale, qui constitue leur habitat naturel premier. À en croire les derniers chiffres de l’association, plus de 300 guépardeaux sont vendus illégalement chaque année. Des exportations qui rapportent énormément d’argent à ce pays très pauvre de la corne de l’Afrique. Problème : selon des vétérinaires américains interrogés par CNN estiment que la majorité de ces guépards captifs meurent en un ou deux ans. Surtout, trois bébés sur quatre décèdent lors du trajet en bateau. Les autres arrivant souvent à destination malades ou blessés. 

Le CCF estime que près de 1 000 guépards vivent chez de riches propriétaires, principalement aux Émirats arabes unis et en Arabie Saoudite. À l’inverse, seuls 7 500 mammifères vivraient encore en liberté aujourd’hui. L’espèce, déjà classée vulnérable, fait pourtant bel et bien partie de la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature. À cause de la bêtise humaine, elle est désormais menacée d’extinction. 

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