Environnement : les bébés manchots de l’une des plus grandes colonies au monde sont presque tous morts Environnement : les bébés manchots de l’une des plus grandes colonies au monde sont presque tous morts

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Environnement : les bébés manchots de l’une des plus grandes colonies au monde sont presque tous morts par Tess Annest

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Publié le Samedi 27 Avril 2019

Depuis trois ans, la deuxième plus grande colonie de manchots empereurs au monde décline. Et pour cause, tous les poussins qui y naissent meurent à cause de la fonte progressive des glaces. Explications.

Le bilan dressé par le centre de recherche britannique de l’Antarctique (BAS) est extrêmement lourd. Pire : c’est l’une des catastrophes écologiques les plus préoccupantes du moment. Selon une étude publiée le 25 avril 2019, la colonie de manchots empereurs de Halley, située dans la mer de Weddell en Antarctique, perd tous ses bébés depuis trois ans. Tous disparaissent à cause de la fonte progressive des glaces. Jusqu’à présent considérée comme le lieu le plus sûr de reproduction pour cette espèce, elle était la deuxième plus importante communauté de manchots au monde, avec près de 25 000 couples venant s’y installer chaque année. 

Mais depuis trois ans, c’est l’hécatombe. Des images satellites étudiées par le centre de recherche britannique de l’Antarctique ont montré qu’en 2016, la glace sur laquelle les couples de manchots élèvent leurs petits a craqué, provoquant la mort de quasiment tous les poussins. Un phénomène catastrophique qui s’est à nouveau produit en 2017 et en 2018. Résultat : à en croire les experts du BAS, "cette colonie a presque disparu". Une extinction qu’ils attribuent aux changements climatiques et aux conditions météorologiques de plus en plus difficiles à surmonter pour cette espèce particulièrement vulnérable face au réchauffement de la planète. D’ailleurs, les scientifiques estiment que si rien n’est fait pour la préserver d’avantage, sa population risquerait de baisser d’au moins 70% d’ici la fin du Siècle. "Nous n'avons jamais vu d'échec de reproduction d'une telle ampleur depuis soixante ans", s’inquiète notamment Phil Trathan, co-auteur de l’enquête. 

Malgré ces conclusions dramatiques, l’équipe de chercheurs veut rester optimiste puisqu’elle a noté une augmentation de population dans une colonie voisine, ce qui pourrait suggérer que bon nombre des oiseaux de Halley ont migré vers un lieu plus sûr. Une hypothèse qui demande toutefois à être confirmée. 

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