Environnement : le réchauffement climatique pourrait être pire que prévu Environnement : le réchauffement climatique pourrait être pire que prévu

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Environnement : le réchauffement climatique pourrait être pire que prévu par Tess Annest

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Publié le Mardi 17 Septembre 2019

L’heure n’est toujours pas aux bonnes nouvelles. Ce mardi 17 septembre 2019, des scientifiques français ont annoncé que le réchauffement climatique serait pire que prévu et ce peu importe les moyens mis en œuvre pour le contrer.

Le verdict est tombé et il n’est toujours pas bon. Selon des scientifiques français, principalement des expert.e.s du CNRS, de Météo-France et du CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), le réchauffement climatique sera plus violent et plus rapide que ce qu’annoncé dernièrement. Dans leur dernière étude, rendue publique le 17 septembre 2019, ils/elles envisagent même une hausse des températures de 7°C à l’horizon 2100.

Un scénario catastrophe à prévoir

Une centaine de chercheur.se.s ont donc participé à ces travaux qui alimenteront le sixième rapport du Giec, prévu pour 2021/2022. Ils ont établi deux modèles climatiques, soumis à différents schémas socio-économiques. Et dans le cas d’une croissance économique rapide et alimentée par les énergies fossiles, la situation deviendrait critique. "Dans le pire des scénarios considérés, la hausse de température moyenne globale atteint 6,5 à 7 °C en 2100", estiment les scientifiques. On est bien loin des dernières estimations du groupe de l'ONU qui prévoyaient, dans le pire des cas, une hausse de 4,8°C par rapport à la période pré industrielle. La deuxième solution, plus optimiste, "marquée par une forte coopération internationale et donnant priorité au développement durable" permettrait "tout juste" de rester sous l’objectif des 2°C de réchauffement. Elle nécessite tout de même "une diminution immédiate des émissions de CO2 jusqu'à atteindre la neutralité carbone à l'échelle de la planète vers 2060 et une captation de CO2 atmosphérique de l'ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2100". "La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend donc fortement des politiques climatiques qui seront mises en œuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle", ont lourdement insisté les experts.

Des épisodes caniculaires en rafale

Météo France est catégorique : le réchauffement climatique sera certainement plus prononcé dans l’hémisphère nord. Et les canicules seront de plus en plus nombreuses. Dès le milieu du siècle, il est 40% plus probable que le nombre de jours de canicule, ainsi que leur durée, soit plus importants qu’en 2003. Un pourcentage déjà élevé qui passe à 70% à la fin des années 2050, pour atteindre les 90% et plus à partir des années 2070. Le dernier cri d’alarme des météorologues concerne la fonte des glaces. L’Arctique pourrait perdre sa banquise à cause du réchauffement climatique à partir des années 2080.

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