Environnement : le monde de la finance au secours des rhinocéros Environnement : le monde de la finance au secours des rhinocéros

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Environnement : le monde de la finance au secours des rhinocéros par Tess Annest

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Publié le Lundi 26 Août 2019

En l’espace de 50 ans, la population de rhinocéros a drastiquement diminué, passant de 65 000 individus en 1970 à 5 500 aujourd’hui. Un phénomène contre lequel la finance londonienne a décidé de se battre. En inventant un emprunt d’un genre nouveau.

Et si la finance parvenait à sauver une espèce animale en grand danger ? C’est le rêve de la société londonienne Conservation Capital qui vient d’inventer le tout premier instrument financier dédié à la protection d’une espèce, le "rhino-bond". Un emprunt 2.0 qui devrait arriver sur les marchés financiers d’ici 2020 et qui prendra la forme d’un prêt de 50 millions de dollars instauré sur cinq ans. Le but : aider à la survie des rhinocéros noirs d’Afrique, classés en "danger critique", et dont la population à considérablement baissé ces dernières années, passant de 65 000 individus en 1970 à moins de 5 500 aujourd’hui.

L’idée est de mettre à contribution des créanciers qui ne percevront un intérêt sur leur prêt que si le nombre de rhinocéros au Kenya et en Afrique du Sud augmente d’au moins 10%. Si ce n’est pas le cas, et que les chiffres stagnent ou baissent, ils perdront l’argent investi ou n’en recevront qu’une partie. Ainsi, plus les efforts déployés sur le terrain seront nombreux et surtout, efficaces, plus les donateurs auront à y gagner. "L'idée est de transférer le risque des donateurs vers les marchés financiers", explique Giles Davis, fondateur de l’entreprise Conservation Capital. Une nouvelle manière de s’investir pour la planète et de lutter contre le braconnage qui, si elle porte ses fruits, devrait concerner d’autres espèces menacées. "Si le modèle est validé, il pourra être appliqué aussi bien à d'autres espèces menacées qu'à la préservation d'espaces naturels en danger. Tout ce dont nous avons besoin, c'est de la capacité à mesurer des résultats concrets sur le terrain", a affirmé le patron de Conservation Capital.


Pour le moment, seuls les rhinocéros sont concernés car "c'est une espèce menacée, en plus d'être un animal charismatique, et, détail non négligeable, ils sont faciles à compter", explique Giles Davis. Cinq parcs kenyans et sud-africains s’apprêtent à bénéficier de cette initiative pour les cinq prochaines années. Espérons qu'elle porte ses fruits.

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