Environnement : la production de tofu coûte cher à la planète Environnement : la production de tofu coûte cher à la planète

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Environnement : la production de tofu coûte cher à la planète par Tess Annest

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Publié le Mercredi 4 Décembre 2019

C’est un produit que les végétarien.ne.s s’arrachent pour ses apports en protéines. Problème : le tofu fait des milliers de kilomètres pour atterrir dans nos assiettes et surtout, sa production pollue énormément. Et pose un problème sanitaire majeur.

Grâce à ses nombreuses protéines, le tofu est en passe de devenir l’un des produits principaux de l’alimentation des végétarien.ne.s et végétalien.ne.s. Mais cet engouement a un prix, et c’est la planète qui le paie. Tout d’abord, cette pâte blanche, aussi appelée fromage de soja, est importée d’Asie et fait donc des milliers de kilomètres pour se retrouver dans nos assiettes. Surtout, selon une enquête publiée par le New York Times le 14 novembre 2019, elle s’obtient après une combustion, de lait de soja et de résidus venus des quatre coins du monde, notamment des États-Unis. Depuis plusieurs années, le pays envoie effectivement la plupart de ces déchets papiers en Indonésie pour qu’ils soient traités. Mais souvent, ces colis sont composés à 50% de plastique, une matière impossible à recycler pour ces petites structures qui l'envoie ailleurs où il finit par être brûlé. Et par former d’épaisses couches de fumée extrêmement polluante.

Tropodo, un village de l’île de Java, est le dernier maillon de la chaîne de recyclage dans la région c'est également un grand producteur de tofu. Les producteur.trice.s faisant alors chauffer le lait de soja avec des matières non-traités et potentiellement toxiques. Une pratique illégale mais en réalité très peu contrôlée par les autorités sanitaires du pays qui coûte cher en carbone. Et qui pourrait avoir un impact de taille sur la santé. Selon un rapport réalisé par quatre groupes environnementaux (Ecoton, la fondation Nexus 3, Arnika et le réseau international d'élimination de la pollution), des produits chimiques ont été retrouvés dans les œufs du village de Tropodo. Parmi eux, certains favoriseraient les cancers, les malformations ou encore, la maladie de Parkinson.

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