Environnement : la planète respire, mais pour combien de temps ? Environnement : la planète respire, mais pour combien de temps ?

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Environnement : la planète respire, mais pour combien de temps ?

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Publié le Lundi 30 Mars 2020

Alors que le coronavirus touche peu à peu l'ensemble des habitants du globe, le ralentissement de l'économie mondiale a un fort impact sur les émissions de gaz à effet de serre.

Le vilain coronavirus serait-il aussi, d'une certaine façon, une aubaine pour notre chère planète ? Pendant que le virus meurtrier s'étend dangereusement dans tous les pays et, par les mesures sanitaires qu'il impose, provoque un fort ralentissement de l'économie mondiale, le taux de pollution lui, a chuté dans certaines villes et régions, en Europe - et notamment en Italie-, comme sur d'autres continents, à cause de l'arrêt de l'activité industrielle et des transports aériens. Les chercheurs de l'université de Columbia, à New York, ont par exemple noté que le monoxyde de carbone émis par les voitures a baissé de 50% par rapport à l'année dernière. Et selon l'Agence Européenne de l'environnement, la concentration de dioxyde d'azote, produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, aurait également chuté à Madrid et Barcelone depuis que la population a été invitée à rester chez elle.

Il est aussi à peu près certain que ce confinement quasi-planétaire aura une répercussion sur le taux de CO2 mondial annuel comparé aux années précédentes. Mais pour combien de temps ? En effet, même si depuis fin janvier, les cartes provenant des satellites de la NASA et de l'Agence spatiale européenne, ont montré qu'en Chine, le confinement drastique demandé par les autorités a permis au pays de voir ses émissions de CO2 chuter de façon vertigineuse, Rob Jackson, scientifique à l'université de Stanford en Californie, note que nous aurions besoin d'un déclin de l'activité industrielle soutenu de plusieurs mois pour que la baisse de CO2 soit vraiment significative. Or depuis la mi-mars, la population chinoise reprend peu à peu le travail, les usines ré-ouvrent, l'économie reprend… Et la pollution de l'air augmente à nouveau.

En Europe, aujourd'hui épicentre de l'épidémie, même si les avions restent cloués au sol, il convient tout de même de noter que certaines compagnies aériennes ont demandé à retarder la politique de réduction des émissions de carbone pour se focaliser sur une reprise de l'économie et que le Premier ministre de la République tchèque, Andrej Babis, a quant à lui, demandé l'abandon de la loi visant le zéro émission carbone… Pourtant, une étude des universités italiennes de Bologne et Bari a démontré que la pollution de l'air semblait être un facteur majeur dans la propagation du virus et qu'il se serait répandu plus rapidement à cause des particules fines. Dans ce contexte, faut-il privilégier la vitalité économique au détriment de notre santé et celle de la planète ? Sommes-nous prêts à scier la branche sur laquelle nous sommes assis ou à apprendre de nos erreurs ? Seul l'avenir le dira.

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