Environnement : des espèces menacées d’extinction à cause de l’inactivité des organisations mondiales Environnement : des espèces menacées d’extinction à cause de l’inactivité des organisations mondiales

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Environnement : des espèces menacées d’extinction à cause de l’inactivité des organisations mondiales par Tess Annest

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Publié le Samedi 16 Février 2019

Aujourd’hui, près d’une centaine d’espèces sont en grand danger d’extinction. Et selon une nouvelle étude scientifique, cette situation dramatique est en partie due à l’incapacité des gouvernements, et des organisations mondiales, à agir contre le commerce de masse de la faune sauvage. Explications.

A l’heure où la France peine à tenir ses engagements climatiques et où Donald Trump a renoncé à toutes ambitions écologiques pour son pays, une nouvelle étude, publiée dans la revue scientifique Science, pointe du doigt l’inaction des gouvernements et leur incapacité à agir contre le commerce de la faune et de la flore. Et à en croire l'équipe de chercheurs américains, l’heure est grave. Une centaine d’espèces seraient aujourd’hui en grand danger d’extinction. En cause : l’inactivité des gouvernements, qui peinent à mettre en place leurs belles promesses. Et un manque de communication évident entre les deux plus grandes organisations mondiales en charge de la protection de la vie sauvage, l’Union internationale pour la conversation de la nature (IUCN) et la  Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITIES). En effet, plus d’un quart des animaux qui figurent sur la Liste Rouge de la première, ne sont pas protégés par la seconde. Plus grave encore, 62% des espèces protégées par la CITIES ont du attendre jusqu’à 19 ans pour obtenir le précieux sésame, nécessaire à leur survie. 

Pour en arriver à des conclusions si dramatiques, les chercheurs on effectué un travail de fourmi en épluchant les données de 958 espèces en danger, et tout particulièrement celles des animaux fragilisés par le commerce de la faune. Ils ont ainsi regardé comment ils étaient classifiés par l’IUCN, et comment ils étaient considérés par la CITIES. Problème : les classifications divergent énormément entre ces deux pièces maîtresses de la conversation des animaux. Selon les chercheurs, 28,2% des espèces qui figurent dans la liste rouge de l’IUCN ne sont pas répertoriées par la CITIES. A l’inverse, 36% des animaux étudiés sont d’ores et déjà protégés par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, alors qu’ils ne figurent toujours par sur la Liste Rouge de l’IUCN. Preuve évident d’un manque de communication entre les gouvernements et les organisations mondiales. 

Pour Eyal Frank, co-auteur de cette étude et professeur à l’Université de Chicago, "il est absolument nécessaire que les législateurs permettent aux scientifiques de mettre en place un système de protection plus rapide car aujourd’hui, une espèce peut se retrouver dans la catégorie d’espèce en danger beaucoup plus rapidement qu’avant". Et ce à cause du réchauffement climatique et du commerce encore massif des animaux. "Il est donc vital que ces deux institutions apprennent à travailler ensemble rapidement pour qu’on arrête de tuer ces espèces grandement menacées", insiste David Wilcove, un des auteurs de cette étude. Alors on attend quoi ? 

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