Environnement : 400 milliards de dollars de nourriture sont gaspillées avant même d’arriver dans nos supermarchés Environnement : 400 milliards de dollars de nourriture sont gaspillées avant même d’arriver dans nos supermarchés

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Environnement : 400 milliards de dollars de nourriture sont gaspillés avant même d’arriver dans nos supermarchés

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Publié le Mercredi 30 Octobre 2019

Selon un rapport de l’Agence mondiale pour l’alimentation des Nations Unies publié mi-octobre, on estime à près de 14% le taux de nourriture gaspillée avant même qu’elle ne soit vendue, ce qui représente une somme d’environ 400 milliards de dollars.

En 2011, l’Agence mondiale pour l’Alimentation des Nations Unies (FAO) estimait à près de 30% le taux de nourriture mondiale perdue ou gaspillée. Un chiffre affolant sur lequel l’Agence alerte depuis, chaque année, afin que chacun puisse changer ses habitudes. Son but ? D’ici 2030, pouvoir réduire de moitié le gaspillage alimentaire, de la production aux chaînes d’approvisionnement. Ainsi, dans le rapport de 2019 publié le 15 octobre dernier, on peut lire que 14% de la nourriture mondiale était perdue entre la récolte et la vente au détail. 

"Nous avons fait une estimation de la valeur. Cela signifie qu’il y a des produits agricoles pour 400 milliards de dollars qui n’arrivent pas au stade de la consommation", a précisé à l’AFP Carola Fabi, statisticienne principale au siège de la FAO à Rome. Un pourcentage qui varie d’une région à l’autre puisque 5,8% des produits sont perdus en Australie tandis que 20,7% sont égarés en Asie centrale et en Asie du Sud. 

Il s'agit principalement d'aliments issus de cultures comme les fruits et légumes, à 23% et autres racines et tubercules, à 25%, qui seraient perdus. Soient des denrées fragiles. Les moins périssables, quant à elles, comme les céréales et les légumes secs, ne disparaissent que dans 9% des cas. 
Et c’est normal si l’on considère les conditions de récolte et de stockage dans lesquelles ces aliments sont conservés. Dans les pays d’Afrique subsaharienne par exemple, ils sont en effet facilement exposés aux mauvaises conditions de récolte mais aussi aux intempéries, donc au micro-organismes, aux insectes ainsi qu’aux rongeurs, entraînant de ce fait "d’énormes pertes au niveau du stockage", selon Carola Fabi. La spécialiste de préciser qu’un fond d’investissement est nécessaire à ce niveau de la chaîne, afin de réduire le gaspillage alimentaire à la source. 

Enfin, si les aliments sont amenés à se détériorer lors du transport, c’est souvent du à une mauvaise transformation des aliments ou à un emballage insuffisant qui ne permet pas de conserver le produit. Ce peut encore être à cause des installations inadéquates, des problèmes techniques ou même d'erreurs humaines. 

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