Depuis plus d’un mois une mystérieuse marée noire souille les plus belles plages du Brésil Depuis plus d’un mois une mystérieuse marée noire souille les plus belles plages du Brésil

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Depuis plus d’un mois une mystérieuse marée noire souille les plus belles plages du Brésil

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Publié le Vendredi 25 Octobre 2019

Après les incendies destructeurs, le Brésil doit faire face à un nouveau désastre, une mystérieuse marée noire est actuellement en train de souiller les plages du nord-est du pays dans l’indifférence du gouvernement Bolsonaro.

Alors que le Brésil se remet à peine des incendies qui ont ravagé la forêt Amazonienne pendant une bonne partie de l’été, depuis le début du mois de septembre près de 2500 kilomètres de plages de la côte nord-est du pays sont envahies par une étrange marée noire. Celle-ci ne cesse de s’étendre depuis plus d’un mois sans que de réelles mesures ne soient menées afin de tenter d’y mettre un frein et préserver l’environnement
Impossible de savoir d’où provient cette pollution dévastatrice qui souille des plages considérées comme paradisiaques et qui tue certaines espèces marines comme les tortues de mer.
Comme le rapporte RTL, la police brésilienne avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer s’il s’agissait peut-être d’un "crime environnemental". Mais à ce jour, elle n’a toujours pas permis de remonter jusqu’à la cause de cette catastrophe. "Les premiers éléments montrent que le pétrole qui pollue toutes ces plages aurait la même origine, qui n'a toujours pas été déterminée" a expliqué l’agence environnementale publique Ibanema au début du mois d’octobre. 




Le Venezuela en cause ? 
Certaines théories se dessinent tout de même et il semblerait que le pétrole soit d’origine vénézuélienne d’après des analyses de la compagnie Petrobras, qui a aussi débuté des actions de nettoyage. Les enquêteurs pencheraient alors pour une fuite d’hydrocarbures transportés clandestinement par un "cargo pétrolier fantôme" vers le Venezuela en raison de l’embargo pétrolier imposé par les États-Unis. Une hypothèse également avancée par le ministre brésilien de l’Environnement Ricardo Salles.
Le 10 octobre 2019,  la compagnie pétrolière d'Etat vénézuélienne a pourtant complètement nié ces accusations qu’elle a qualifié "d’infondées". Les dirigeants en profitent donc pour se lancer dans des chamailleries politiques en occultant les réels enjeux environnementaux et les dommages causés sur l’écosystème

Ricardo Salles s’en est même pris à Greenpeace (l’ONGI qui milite en faveur de la planète) en l’accusant d’être à l’origine de ces larges galettes de pétrole. "On dirait qu’un navire de Greenpeace naviguait justement en eaux internationales face au littoral brésilien au moment de la fuite de pétrole vénézuélien" a-t-il écrit dans un tweet publié le 24 octobre. Ce à quoi Greenpeace a répondu en dénonçant un "nouveau mensonge pour créer un écran de fumée afin de masquer l’incapacité de Salles à gérer la situation" et en précisant que leur navire était passé au large de la Guyane française en août et septembre. 

Quelles moyens d'actions ? 
L’enquête suit toujours son cours pour tenter d’élucider le mystère. Pendant ce temps, selon la Marine brésilienne, des bénévoles ont déjà ramassé plus de 1000 tonnes de résidus pétroliers sans aucun soutien logistique de la part de l’Etat (gants, tracteurs…). Un drame d’autant plus retentissant pour cette région dont l’économie dépend en grande partie du tourisme généré par ces stations balnéaires.

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