Canicule : à partir de quelle température a-t-on le droit de ne pas aller travailler ? Canicule : à partir de quelle température a-t-on le droit de ne pas aller travailler ?

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Canicule : à partir de quelle température a-t-on le droit de ne pas aller travailler ? par Tess Annest

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Publié le Lundi 24 Juin 2019

En ce mois de juin 2019, le mercure s’affole en France. Résultat : les températures vont grimper jusqu’à 40°C annonçant les prémices d’une canicule précoce dont il va falloir se méfier. Mais alors sommes-nous obligés d’aller travailler dans de telles conditions ? Malheureusement, oui…

Alors que l’été 2019 vient à peine de commencer, les températures s’envolent dans l’Hexagone. Au plus fort de l’épisode caniculaire rare et précoce annoncé par Météo France, le mercure atteindra les 35°C à 40°c en moyenne. C’est 12°C à 15°C au-dessus des normales de saison (Catherine Laborde sors de ce corps). Un plan alerte canicule a donc été mis en place mais, au grand damne de tous et alors que l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) recommande une température inférieure à 33 degrés sur les lieux de travail, il n’impose rien aux employeurs français.

Quelles obligations pour les employeurs ?

Selon l’article L4121-1 du code du travail, les patrons français se doivent "d’assurer la sécurité" et de "protéger la santé" de leurs salariés. Mais les choses s’arrêtent là puisque le code du travail ne connaît pas la canicule. Il n’existe donc pas de température au-delà de laquelle il est interdit de travailler. En temps normal, les employeurs doivent tout de même veiller à ce que la température des espaces de travail soit adaptée à la saison et mettre à disposition de l’eau fraîche et potable. L’air doit également constamment être renouvelé. Libres à eux de mettre en place des dispositions propres à leur entreprise comme des aménagements d’horaires ou la mise en place de télétravail. De leur côté, les salariés ont également l’obligation de protéger la santé de leurs collègues sur leur lieu de travail.

Existe-t-il une législation propre aux personnes qui exercent à l’extérieur ?

En cas de canicule, tous ceux qui travaillent dehors peuvent demander un aménagement de leur temps de travail. L’employeur a, une nouvelle fois, pour obligation de mettre de l’eau fraîche à disposition mais surtout, il ne doit pas mettre en jeu la santé de ses employés. Il serait par exemple inconscient de faire travailler des couvreurs sur un toit en plein après-midi par ce temps.

Peut-on faire valoir son droit de retrait facilement ?

C’est pour faire face à ce genre de situation que le droit de retrait a été inventé. Tout le monde peut le faire valoir et ainsi interrompre ses activités professionnelles mais il faut alors que la situation présente un danger grave pour la santé. Les salariés sont alors autorisés à ne pas remettre les pieds au travail tant que le nécessaire n’a pas été fait par l’employeur. Mais dans les faits, un tel droit est très difficile à faire valoir et est loin d’être une obligation. D’ailleurs, tout salarié qui exige un droit de retrait non justifié risque une retenue sur son salaire, une sanction disciplinaire et même un licenciement. Attention donc à ne pas en abuser.

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