Anxiété, dépression, traumatisme… 5 comptes Instagram qui aident à aller mieux Anxiété, dépression, traumatisme… 5 comptes Instagram qui aident à aller mieux

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Anxiété, dépression, traumatisme… 5 comptes Instagram qui aident à aller mieux par Dan Hastings

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Publié le Vendredi 12 Avril 2019

On dit souvent que les réseaux sociaux sont mauvais pour la santé mentale. Ces cinq comptes Instagram prennent le contrepied, en accompagnant les personnes qui souffrent de troubles psy ou de maladie mentale.

Alors qu’une étude anglaise, réalisée par la Royal Society for Public Health et le Young Health Movement, désigne Instagram comme le réseau social le plus néfaste pour la santé mentale des jeunes de 14 à 24 ans, plusieurs utilisateurs.trices ont choisi cette plateforme pour faire de la prévention sur le sujet, et apporter une aide précieuse à ceux.celles qui souffrent d’anxiété, de dépression ou encore, de stress post-traumatique.

#1 Théo Grosjean

Ce jeune auteur de BD, lauréat du prix pépite du Festival de Montreuil avec Un gentil orc sauvage, a choisi Instagram comme plateforme pour sa nouvelle œuvre. Chaque semaine, il partage une aventure de "L’homme le plus flippé du monde", un personnage qui souffre de phobie sociale, de stress dans les transports et qui a du mal à s’imposer. Des sentiments qu’on associe rarement aux hommes. "Ce tabou est lié au fait que la peur n’a aucune place dans le panel très réduit des émotions imposées par l’idéal viril. Je me suis rendu compte qu’en grattant un peu, beaucoup d’hommes ressentent le besoin d’échanger sur ces angoisses", nous explique l’auteur. Pourquoi ce format pour parler de sensibilité masculine ? Car Théo Grosjean estime "qu’il n’y a pas de meilleure façon de dynamiter les injonctions véhiculées par ce réseau qu’en utilisant les codes de ce dernier. Les réseaux sociaux ont une telle place, dans la vie des jeunes notamment, qu’il semble impossible de les combattre autre part que sur leur propre terrain !"

Cliquer sur la flèche à gauche de l'image pour faire défiler la BD

#2 Happy Not Perfect

A 26 ans, Poppy Jamie a tout pour elle : une marque d’accessoires florissante, co-créée avec le mannequin Suki Waterhouse, un talk-show sur Snapchat et un métier d’influenceuse à plein temps. Pourtant, accro au travail, aux messages qu’elle reçoit par centaines chaque jour et soumise au stress constant de devoir performer sur les réseaux, elle fait un burn-out. Après une longue pause et une thérapie, Poppy reconnaît la menace que peuvent représenter Facebook ou Instagram pour sa génération, et celles à venir. Elle lance donc Happy Not Perfect, une application dédiée au bien-être mental journalier qui combine exercices de méditation, d’écriture et de self-care. Ainsi qu’un compte Instagram, où se mêlent citations inspirantes, mèmes et exercices de réflexion sur soi.

#3 Introvert Doodles

Derrière le personnage de Marzi, qui fait de la pédagogie sur toutes les maladies mentales pour que chacun.e puisse les comprendre, se cache une jeune femme qui a elle-même cumulé anxiété et personnalité introvertie. "Je vais mieux aujourd’hui grâce à un traitement, souligne-t-elle dans une interview à The Mighty, mais être introvertie et souffrir d’anxiété sont deux choses bien différentes. Parfois les deux se croisent. J’ai appris que ce n’était pas grave de ne pas avoir un gros groupe d’amis et de ne parler uniquement quand on a quelque chose à dire". Détaillant avec beaucoup de sel et d’humour les différentes facettes de l’anxiété, allant de la phobie sociale à la peur panique de sortir de son lit, Marzi parle à beaucoup de malades, mais surtout, éclaire leurs proches sur ce qu’est vraiment une maladie mentale au quotidien. "Je souhaite qu’ils comprennent que même si pour eux, la situation paraît sans danger, pour nous, la peur est réelle. Donc s’il vous plaît, soyez patient.e.s", conclut-elle.


#4 Beth Draws Things

Pour Beth Evans, devenir une adulte tout en se délestant de son anxiété n’a pas été chose aisée. C’est avec son crayon à la main qu’elle décide donc de reproduire des scènes de la vie quotidienne qu’elle a vécues, ne se doutant pas que plus de 250 000 personnes se retrouveraient dans son travail minimaliste et drôle, qui évoque aussi bien la confiance en soi que le syndrome de l’imposteur. Des anonymes, mais aussi d’autres illustrateurs, prennent part à la discussion qu’elle lance avec ses dessins, si bien que tout une bande s’est formée. “Il y a une vraie communauté sur Internet qui se retrouve sur ces thèmes liés à la santé mentale et qui souhaite être un soutien pour tou.te.s., assurait-t-elle au magazine Dazed en mai 2018. Le seul fait qu’autant de personnes osent parler de ces maladies taboues et complexes, et arrivent à rassurer les autres, est une victoire".


#5 Make Daisy Chains

La thérapeute et illustratrice anglaise Hannah Daisy souhaite prouver que le self-care ne doit pas être lié à l’achat de gadgets tendance (bougies parfumées, masques pour le visage…), puisque cela exclurait d’office les personnes qui ne disposent pas du budget nécessaire. A l’inverse, elle célèbre les gestes du quotidien qui sont essentiels pour notre santé mentale, mais auxquels on a retiré toute valeur : faire la vaisselle, changer ses draps, prendre l’air ou câliner son chat. Autant d’actions qu’elle englobe sous le terme de "boring self care" ("le soin de soi barbant" en VF), et qui peuvent parfois être réalisés quand on souffre de dépression, entre autres. "Mon objectif, c’est de pousser les gens à voir la maladie mentale et la maladie physique de la même manière, pour ne plus qu’on stigmatise ceux.celles qui souffrent", souligne-t-elle dans Thiiird Magazine. Un message fort, qu’elle illustre en couleurs et en étant la plus inclusive possible, grâce à des personnages queer, racisés, portant un voile ou atteints d’un handicap, une description du dessin étant même proposée aux abonné.e.s atteint.e.s d'un handicap visuel.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Say something nice to your body. [image description: hand drawn illustration of 4 bodies. Top left is of a person with a vagina, they have mid tone skin pubic hair, stretch marks and cellulite. Top right is of a black persons arm and chest. This person has “bingo wings” with stretch marks, this person is fat and has breast tissue. Bottom left is a thin white person. They have a vagina, trimmed ginger pubic hair, a scar on their stomach and an ostomy bag. Bottom right is of a person of colour with mid to dark tone skin. They have breasts and a penis. They don’t have any body hair. In the middle of the illustration it says “said something nice to my body”. The border is circular and purple. ] #boringselfcare #trans #feministart #mentalhealthrecovery #eatingdisorderrecovery #edfam #ostomy #ostomybag #ileostomy

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