Afin de respecter l’Accord de Paris, les scientifiques appellent les pays développés à fixer un "pic de viande" à ne pas dépasser d’ici 2030 Afin de respecter l’Accord de Paris, les scientifiques appellent les pays développés à fixer un "pic de viande" à ne pas dépasser d’ici 2030

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Ecologie : des scientifiques veulent fixer un "pic de viande" à ne pas dépasser d’ici 2030 par Margot Ferger

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Publié le Mercredi 25 Décembre 2019

Depuis longtemps l’impact de la viande est pointé du doigt. Plus de 50 scientifiques de plusieurs États ont invité les pays développés à définir une production maximale de viande. Après avoir atteint le point fixé, sa production devra diminuer pour limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C, et ce avant 2030 comme prévu lors de l’Accord de Paris.

Le secteur de l’élevage est un des grands responsables du réchauffement climatique. Si les pays n’agissent pas et que l’élevage continue d’évoluer à ce rythme, dans dix ans, il aura consommé à lui seul près de la moitié du budget d’émission de gaz à effet de serre autorisé dans l’Accord de Paris. C’est pourquoi cet appel a été lancé en pleine Conférence sur le réchauffement climatique (COP25) dans une lettre publiée par la revue scientifique "The Lancet" ce 11 décembre. Selon les scientifiques auteurs de cette lettre, la production d’origine animale (viande, produits laitiers et oeufs) est passée de 758 millions de tonnes en 1990 à 1247 millions de tonnes en 2017. 

"Alors que les décideurs révisent leurs contributions nationales, nous proposons que les pays à revenu élevé et les pays à revenu intermédiaire s'engagent à atteindre un pic de leur production nationale de chaque espèce de bétail", commente Helen Harwatt, auteure principale de cette lettre. Elle invite par la suite les pays à remplacer ses aliments en favorisant la production de haricots, de céréales, de noix, de fruits et de légumes afin de "réduire l’impact environnemental et maximiser le potentiel d’avantages pour la santé publique."

Cette transition devra cependant "être gérée de manière équitable pour permettre aux citoyens de changer de régime alimentaire et pur les agriculteurs, les producteurs et les chaînes agroalimentaires de se diversifier" a expliqué le coauteur de la lettre, Pete Smith, à The Guardian. La transition doit également être adaptée au degré de développement des pays. "Dans les pays pauvres, où plus de 800 millions de personnes sont encore sous-alimentées, les priorités diffèrent évidemment", nuance-t-il. 

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