Proenza Schouler : "Pour rester intéressants, il faut qu’on ait de l’intérêt pour ce qu’on fait." Proenza Schouler : "Pour rester intéressants, il faut qu’on ait de l’intérêt pour ce qu’on fait."

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Proenza Schouler : "Pour rester intéressants, il faut qu’on ait de l’intérêt pour ce qu’on fait."

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Inséparables depuis leurs études à la Parsons School, Lazaro Hernandez et Jack McCollough, créateurs de la marque Proenza Schouler, lancent Arizona, leur premier parfum féminin. Pas toujours sur la même longueur d’onde mais très complice, le binôme a répondu à notre interview duo.

Qu’est-ce que vous ne pouvez pas faire l’un sans l’autre ?
L.H. Du Proenza Schouler ! Chacun s’intègre au process créatif de l’autre. C’est simple, si Jack veut blanc et que je veux noir, alors on fait du gris.

Qu’est-ce que vous ne pouvez pas faire si l’autre est là ?
L.H. Des trucs à faire quand l’autre n’est pas là (rires). Il y a des choses que tu ne fais pas devant moi, Jack ?
J. McC. Je ne peux pas le dire devant d’autres gens, c’est trop personnel !

Quel duo de cinéma êtes-vous ?
L. H. Thelma et Louise ! J’adore leur esprit d’aventure. Leur road trip dans le Grand Canyon, c’est tout nous, le meurtre et le suicide en moins !
J. McC. Elles entrent complètement dans l’univers de notre parfum Arizona. Il y a deux ans, après notre défilé, nous sommes partis dans le désert pour découvrir les œuvres de land art de Walter De Maria, Donald Judd et James Turrell. On a beaucoup marché au milieu de rien, sans réseau. Au début, c’est énervant, mais très vite, tu sens s’envoler ce poids de tes épaules. Tu fuis la folie du monde pour revenir à quelque chose de plus primitif. Ce road trip nous a reconnectés à nous-mêmes et c’est dans cet état d’esprit qu’on a envisagé ce parfum. Après des mois de travail en secret, on a l’impression de donner naissance à notre bébé !

Les vieux couples finissent toujours par verser un peu dans la caricature. Et vous ?
L. H. J’espère qu’on ne deviendra jamais des caricatures de nous-mêmes.
J. McC. Impossible ! On essaie toujours de casser nos habitudes, de surprendre les gens avec des approches et des inspirations différentes à chaque collection.
L. H. On fuit l’ennui. Pour rester intéressants, il faut qu’on ait nous- mêmes de l’intérêt pour ce qu’on fait.

Qu’écoutez-vous ensemble ?
J. McC. Des choses très variées : Ariel Pink, The Dear Hunter, Wild Blood ou des vieux classiques des Cure.
L. H. En ce moment, c’est Lana Del Rey. Et on va aller voir Janet Jackson.
J. McC. Ah bon ? Je savais pas (rires).
L. H. Allez, c’est cool, c’est une icône !
J. McC. Une icône ?
L. H. Mais oui ! Bon ok, le problème c’est qu’on ne sait même plus trop ce qu’elle fait, à part qu’elle a eu un bébé à plus 50 ans.

Vous préférez l’expression "Mieux vaut être seul que mal accompagné" ou "A deux, c’est mieux" ?
J. McC. C’est la même idée, non ?
L. H. Mais non, ce sont deux choses différentes. Perso, je préfère quand on est deux, mais je pense qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné.
J. McC. Ah ok, je suis fatigué je crois, la journée a été longue.
L. H. En fait, on préfère être tous les deux et en bonne compagnie. Il vous manquait cette option, désolé !

 

 

Jeanne Dréan adaptation Magali Bertin

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Mme M.

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