Qui est Bilal Hassani, le chanteur et influenceur qui a séduit Janet Jackson ? Qui est Bilal Hassani, le chanteur et influenceur qui a séduit Janet Jackson ?

People

Qui est Bilal Hassani, le chanteur et influenceur qui a séduit Janet Jackson ? par Coline Clavaud-Mégevand

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

4 minutes

Publié le Mercredi 3 Octobre 2018

Vous ne connaissez pas encore Bilal Hassani ? L’influenceur de 19 ans cumule pourtant des millions de vues sur YouTube et a été spoté fin septembre par Janet Jackson… Avant qu’il ne devienne trop connu pour nous adresser la parole, on a parlé selfcare et nouveaux codes de la masculinité avec lui.

Queer, engagé, drôle… Les adjectifs pour qualifier Bilal Hassani ne manquent pas. Lui se définit surtout comme un "influenceur musical", qui diffuse sur les réseaux sociaux ses chansons, covers et anecdotes sur son parcours, le tout assaisonné d’un vrai sens du rythme comique et de flamboyantes perruques. Un goût de la mise en scène que le jeune homme de 19 ans a développé dès l’enfance : "Je me suis mis à chanter vers 5 ans dans les dîners de famille, raconte-t-il. On m’a dit que j’avais une belle voix et ça a été le déclic : j’ai décidé que ça serait la musique, ou rien". Après une longue négociation avec sa mère, Bilal Hassani débute les cours de chant, puis entre en classe à horaires aménagés. "A 13 ans, je vivais à Breuillet, en Essonne, et j’étudiais à Paris le solfège, le ballet, la guitare…" De quoi lui assurer, deux ans plus tard, une participation à The Voice Kids, où il brille en reprenant Conchita Wurst.


"Je prenais tout ça très au sérieux, se souvient Bilal. Là d’où je viens, la télé, c’est immense…" Et si le "big break" dont rêve l’ado de 15 ans ne suit pas, il sort tout de même un premier EP autoproduit après l’émission et obtient une petite base de followers. Un an plus tard, poussé par ses amis, il commence à produire ses propres vidéos sur YouTube et un premier clip. "Faire de la musique coûte cher, mais on a réussi avec ma maman et nos petits sous. La même année, j’ai décidé de faire un concert : j’ai joué à guichet fermé, devant 350 spectateurs." Encourageant, sauf que les retours des professionnels ne sont pas toujours bienveillants… "On me disait : 'Tu chantes en anglais, tu es homo, très efféminé…' Tout ça, ça fait partie de mon identité et je ne pouvais pas le changer. Par contre, je pouvais arrêter mon activité d’influenceur sur YouTube, alors je l’ai fait, en me disant que ça menaçait mon projet musical."

Après une pause d’un mois et demi, qu’il passe à Singapour chez son père, Bilal Hassani rentre un peu perdu : il a arrêté ses études pour se consacrer à son projet de carrière, mais le deuxième clip qu’il sort sur sa chaîne ne marche pas. "J’étais comme bloqué. Et puis j’ai commencé à penser à une nouvelle vidéo pour ma chanson Shadows, où j’aurais eu de longs cheveux. J’ai contacté une coiffeuse et j’ai décidé de me montrer pour la première fois en train de jouer avec des codes ‘féminins', de m’amuser, d’arrêter de réfléchir à tout." Posté en mars, le clip connait un succès immédiat, de nouveaux abonnés se mettant à suivre Bilal Hassani pour sa musique, mais pas que. "J’ai vu grandir une communauté de gens qui se sentent parfois mis à l’écart : des personnes LGBTQ+, des filles issues des minorités raciales, ou encore de jeunes garçons arabes, dont certains me regardent en cachette en Algérie, en Tunisie, en Egypte... J’essaie d’être pour tous un petit soleil, même quand je parle de moments durs de ma vie."


Et si le jeune homme savoure sa nouvelle notoriété, il subit aussi les attaques quotidiennes et violentes des haters. "La notion de selfcare est primordiale face à ça, explique-t-il. Je m’entoure de proches ultra-bienveillants, et puis je n’hésite pas à dénoncer publiquement les commentaires les plus violents. J’utilise aussi l’appli Bodyguard, qui permet de bloquer les com’ haineux quand je fais des lives sur YouTube. Ça me permet d’être comme dans une bulle de paix et de joie". Son ambition, désormais ? Casser les clichés, notamment sur la masculinité, et être la personne qu’il aurait aimé connaître quand il était plus jeune. Quant à sa carrière musicale, elle a connu un nouveau coup de boost fin septembre, quand Janet Jackson a partagé sur Twitter sa cover de son dernier single, Made For Now. "J’ai hurlé quand j’ai découvert ça, sourit Bilal. C’est vraiment une de mes idoles, je ne réalise pas encore…" En attendant un premier showcase fin octobre à Paris, puis une participation en tant que juré au nouveau concours de chant d’M6, Bilal Hassani a décidé de vivre sa meilleure vie.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus