Virgil Abloh, Hedi Slimane, Raf Simons : les créateurs auraient une "date de péremption"

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Virgil Abloh, Hedi Slimane, Raf Simons : les créateurs auraient une "date de péremption" par Anthony De Pasquale

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Publié le Mercredi 24 Juin 2020

Selon une étude menée par la société de gestion financière Bernstein, les designers ne seraient plus autant créatifs après cinq ans passés dans une maison de luxe.

Après la nomination de Matthew M Williams à la tête de la maison Givenchy ce 15 juin 2020, le média Quartz a publié une étude menée par la société d’investissement Bernstein. L'analyse rapporte que les directeurs créatifs célèbres des maisons de luxe ont une "date d'expiration" estimée à cinq ans. Pour en arriver à ce constat, l'entreprise Bernstein s'est appuyée sur les mouvements récents des créateurs - le départ de Raf Simons chez Prada, le mandat de Clare Waight Keller en tant que directrice artistique de Givenchy et la nomination de Kim Jones chez  Dior -  la rentabilité de l'entreprise, du prix de ses actions et de la valeur d’entreprise. 


A travers cette étude, Bernstein a découvert qu'au bout de cinq ans, avec n'importe quel directeur de création, la fortune d’une entreprise déclinait. Cela peut expliquer pourquoi les grands groupes comme LVMH et Kering remplacent plus rapidement leurs directeurs créatifs, indépendamment de leur talent. L’autre constat important appuie cette théorie axée sur le capital : la rentabilité de chaque entreprise n'a augmenté que lorsque leur PDG est resté longtemps au pouvoir.
Pour mener à bien cette étude, la société Bernstein a analysé le comportement de dix-huit directeurs créatifs modernes et ne tient pas compte de la corrélation entre les directeurs créatifs et la source de revenus de l'entreprise. Par exemple, les marques comme Hermès et Chanel sont susceptibles de profiter grandement des accessoires, sacs, parfums et chaussures indépendamment de leurs pistes créatives. En outre, certains directeurs créatifs sont tellement nouveaux et certains labels sont tellement plus petits que les géants du luxe qu’ils n’ont pas été pris en compte lors des résultats.

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