Mode : ces marques ne font pas de soldes au nom d'une démarche plus éthique Mode : ces marques ne font pas de soldes au nom d'une démarche plus éthique

Les gens de la mode

Mode : ces marques ne font pas de soldes au nom d'une démarche plus éthique par Anthony De Pasquale

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

2 minutes

Publié le Vendredi 28 Juin 2019

En plein dans les soldes d'été 2019, de plus en plus de marques comme Balzac Paris, Amélie Pichard ou encore Sézane refusent de se plier au jeu des réductions. L'occasion de lutter contre la fast-fashion en attirant l'attention du consommateur sur le véritable coût du produit et revendiquer un mode de consommation plus éthique.

Ce mercredi 26 juin 2019 donnait le coup d'envoi des soldes d'été dans la plupart des régions de France. Qu'on se le dise, les soldes ne font plus autant recette qu’auparavant. L'Institut Français de la Mode a annoncé qu’au cours des trois premières semaines des soldes d’hiver 2018, les achats d'articles textiles ont chuté d’environ 4 % par rapport à la même période de l’année dernière. En cause ? Le Black Friday en novembre et d'autres promotions lissées sur le reste de l'année ont limité l'intérêts des consommateurs pour les soldes. A l'heure de la "fast-fashion" et de la multiplication des collections de mode, de plus en plus de marques ont pris le parti de ne pas faire de rabais.

Informer le consommateur
Elles s'appellent Amélie Pichard, SézaneBalzac Paris, Maison Standards et ont toutes le même objectif : faire réfléchir le consommateur sur le “prix juste” de ses vêtements. “Il est nécessaire d’éduquer le client sur le prix réel à payer pour un article: pour de la qualité, mais aussi pour l’accueil en magasins et surtout pour le pacte social dans lequel l’entreprise doit s’engager”, rappelle Eric Mertz, de la Fédération Nationale de l’Habillement, au Huffpost. La jeune société française "1083", lancée en 2013, mise sur le made in France. "Contrairement à d'autres marques qui vont privilégier la période des soldes mais en augmentant leurs marges tout en long de l'année, on a fait le choix inverse de garder une marge qui soit tout à fait raisonnable et qui permette au client d'acheter toute l'année", précise sur BFMTV, Hervé, un des vendeurs de la marque. Alors forcément faire moins de marge pour les marques implique qu'une chemise ne sera pas vendue 14,99 euros et un jean 29 euros, comme ça peut être le cas dans les enseignes "fast-fashion". Mais ne vaut-il pas mieux consommer moins mais mieux ? 

Une démarche éco-responsable
Revenir au prix juste oblige aussi les marques à être exemplaires en matière de transparence et de traçabilité (usines, transports, choix des matières,...), afin d'éviter certaines pratiques de greenwashing : se donner une image éco-responsable, assez éloignée de la réalité. Interrogée par Fashion United, Chrysoline de Gastines chez Balzac Paris explique : "ces prix justes que nous proposons s'inscrivent dans une démarche responsable plus globale de la société. Nous imaginons et produisons nos collections de manière raisonnée. Côté stylisme, nous faisons notre maximum pour proposer des pièces dont nos clientes ne se lasseront pas au fil des années, des pièces composées de tissus de qualité qui dureront dans le temps... Côté fabrication, nous avons fait le choix de proposer des quantités raisonnées et de travailler avec des usines européennes. Enfin, nous essayons au maximum de lutter contre le gaspillage. Par exemple, deux fois par an, nous proposons une collection responsable avec nos stocks de tissus. Cette collection nous permet de ne pas gâcher et de proposer des prix encore plus justes à nos clientes...". Une autre façon de consommer autrement, en respectant l'environnement : le vintage car cela permet d’éliminer la consommation d’eau et d’énergie nécessaire à la fabrication d’un vêtement neuf. “La prise de conscience doit être forte, nous n’avons qu’un ou deux ans pour cette grande remise en cause avant que les géants du prêt-à-porter cannibalisent ce nouveau modèle", estime Eric Mertz. Une démarche a intégrer rapidement car le temps presse...

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires