Karl Lagerfeld : le créateur sans filtres Karl Lagerfeld : le créateur sans filtres

Les gens de la mode

Karl Lagerfeld, le créateur sans filtre s'est éteint ce mardi 19 février 2019 par Tess Annest

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Publié le Mardi 19 Février 2019

Karl Lagerfeld s’est éteint ce mardi 19 février 2019, après une admission en urgence à l'Hôpital américain de Paris. Fendi, Chanel, Karl Lagerfeld… avec plus de 64 ans de carrière au compteur, il a marqué l’histoire de la mode. Et celle du franc-parler. Retour sur ses punchlines les plus cinglantes.

On le disait "fatigué", tellement qu’il n’était pas venu saluer aux défilés Chanel, organisés à Paris lors de la dernière Fashion Week. Karl Lagerfeld s’est éteint ce 19 février 2019, en laissant derrière lui des créations novatrices et modernes, et des punchlines mythiques. L’occasion de revenir sur ses propos, parfois chocs, toujours garantis sans aucune langue de bois, et extrêmement révélateurs du personnage qu’il était.

Voilà ce que Karl Lagerfeld disait à propos de sa carrière et de sa réussite :

"Les gens qui disent souhaiter l'anonymat sont des menteurs. Ils travaillent si fort à devenir connus qu'ils ne peuvent souhaiter le contraire. La vie est plus simple quand vous êtes connu. Vous n'avez pas besoin d'un passeport. Parfois, à l'aéroport, on ne me le demande même pas" (Métro)

"Si je sais combien j'ai sur mon compte bancaire ? Mais c'est une question de pauvre, ça !" (Le monde selon Karl, 2013)

Lorsqu'on lui demandait ce qu’il avait contre Azzedine Alaïa : "Moi, je ne dis rien, je ne le critique pas, même si à la fin de sa vie il ne faisait plus que des ballerines pour fashion victims ménopausées". (Numéro)

Karl Lagerfeld avait un avis sur tout. Et il n’hésitait pas à le partager. La preuve : 

Celui qu'on surnommait Le Kaiser a vu mourir beaucoup de ses ami.e.s. Dans une interview donnée au magazine Numéro, il disait justement à propos de la mort : "(Pour moi), il n'y aura pas d'enterrement. Plutôt mourir". Paradoxal.

"Je milite pour la semaine de 48 heures, mais en France, c'est un problème avec la semaine de 35 heures". (The Telegraph, 30 juillet 2012). Des mots qui collent parfaitement à l’actualité.

"Je pense que les tatouages sont horribles, c'est comme porter une robe Pucci à vie. (...) Les gens qui sont imprimés de haut en bas vont vieillir, donc tout ça va devenir des drapés imprimés". (Salut les terriens, 2017)

A propos des deux films sur Yves Saint Laurent : "C’est assez caricatural (…) C’est dantesque. C’était différent (…) Les filles sont pas à la hauteur. Je ne veux surtout pas de film sur moi, on en a proposé un à Almodovar, il a dit non, heureusement !". (Europe 1, Il n’y en a pas deux comme elle, 2015)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Self-portrait of an icon. #KARLLAGERFELD

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Et même sur Nabilla… : 

"Nabilla je ne la connais pas, et je ne fais pas tellement les régionales. Je fais plus l’international". (Sortez du cadre présenté par Nikos Aliagas en 2014)

Une personnalité haute en couleur et un mode de vie bien particulier, qu’il justifiait souvent :

"Je n'aime pas avoir des gens chez moi. Ils peuvent venir, mais le soir venu, ils doivent repartir. Je déteste la promiscuité". (Métro)

"Je veux bien être gentil mais je ne veux pas que ça se voie".

 "J’ai dépassé l’égo". (Le monde selon Karl, 2013)
 

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