Hypersensibilité au gluten : la science tente de démêler le vrai du faux Hypersensibilité au gluten : la science tente de démêler le vrai du faux

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Hypersensibilité au gluten : la science tente de démêler le vrai du faux par Tess Annest

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Publié le Mardi 20 Novembre 2018

Difficile de passer à côté des produits sans gluten dans les supermarchés. Pourtant, en France, seul 1% de la population y est totalement intolérante. Chiffre auquel il faut rajouter les hypersensibles qui eux, ont du mal à le digérer. Mais la frontière entre les deux est si floue, que la science a décidé de prendre le problème à bras le corps.

Les rayons des supermarchés regorgent de produits sans gluten et rares sont nos amis qui n’ont pas déjà opté pour ce régime. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les ventes de pâtes et autres pains gluten free ont progressé de 12% en 2017. Pourtant, les personnes atteintes de la maladie cœliaque, celles qui, pour une raison de vie ou de mort, ne peuvent vraiment pas en manger, ne représentent que 1% de la population française (environ 670 000 personnes). Mais il existe aussi des allergiques et des hypersensibles. Difficile de s’y retrouver.

Les "vrais" allergiques sont donc atteints de la maladie cœliaque qui détruit la paroi de l’intestin grêle et provoque anémie, perte de poids, douleurs osseuses et perte de croissance. Impossibles pour eux d’ingérer du gluten, même à petite dose. Pour cette pathologie, pas de problème de diagnostic. Il se fait via une prise de sang et par une endoscopie du haut intestin grêle. Mais pour les hypersensibles, les choses se corsent. Les troubles digestifs de ces personnes sont mises sur le compte du gluten, mais rien ne prouve encore qu'il soit réellement à l’origine du mal. Et pour cause, aucun examen n’a encore été mis en place pour déceler cette hypersensibilité. C’est ici que la science entre en jeu.

Une gigantesque étude clinique vient d’être lancée par l’Inra, l'Inserm et le CHU de Clermont-Ferrand. Le but : étudier les habitudes alimentaires des "sans gluten" et ainsi, réussir à mettre en place des tests précis pour détecter plus facilement l’hypersensibilité. Ainsi, l’Inra est chargé d’étudier la digestibilité de certains produits (essentiellement des pains et des pâtes) à partir de 24 lignées de blé différentes. En parallèle, le CHU de Clermont-Ferrand va quant à lui réaliser une étude en double-aveugle sur une soixantaine de personnes. Certaines vont donc être amenées à suivre un régime sans gluten sans le savoir. Des analyses de sang, d’urine et de selles permettront aussi de préciser ces marqueurs. En parallèle, une enquête épidémiologique tente d’ores et déjà d’apprendre à mieux connaître les "sans gluten" en les interrogeant sur le lien nutrition-santé. 20 000 personnes ont déjà contribué à ce sondage. Vaste programme ! L'opération vérité commencera début 2019 et devrait durer au moins un an.

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