Voici pourquoi le prix des pâtes pourrait flamber dans les prochains mois Voici pourquoi le prix des pâtes pourrait flamber dans les prochains mois

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Voici pourquoi le prix des pâtes pourrait flamber dans les prochains mois par Tess Annest

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Publié le Dimanche 17 Novembre 2019

Voilà une nouvelle qui pourrait bousculer nos habitudes alimentaires. À cause de mauvaises récoltes et de l’augmentation drastique du prix du blé, celui des pâtes pourrait s’envoler à son tour. Explications.

On ne connaît que très peu de gens que le spectre de cette nouvelle n’effraie pas. Selon le Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France (SIFPAF) et le Comité français de la semoulerie industrielle (CFSI), le prix des pâtes pourrait bondir dans les prochains mois. La faute au tarif du blé, leur ingrédient principal, qui ne fait qu’augmenter depuis juin 2019. En quelques semaines, il a connu une inflation de 25% à cause de récoltes entachées par une météo catastrophique au Canada, premier producteur et exportateur mondial, et de problèmes sanitaires en Italie. Problème : la consommation de ce féculent ne fait qu’accroître partout dans le monde, entraînant une différence de plus en plus grande entre offre et demande. Il devrait donc manquer 2,6 millions de tonnes de blé pour répondre aux besoins de chacun.e cette année.

"Cette situation est très préoccupante pour l’industrie de la pâte alimentaire. D’autant plus qu’il n’existe pas sur le marché européen de mécanisme de couverture, ni de marché à terme, ni de capacités de stockage significatives", détaille le communiqué. En France, la situation pourrait vite devenir préoccupante car, comme le pays produit du blé de haute qualité, il est extrêmement convoité par l’étranger et on pourrait rapidement être dans l’incapacité de répondre aux besoins des consommateur.trice.s français.es qui mangent en moyenne 8,4 kilos de pâtes par an et par personne. En 2018, l’Hexagone a donc dû importer 64% des paquets vendus en grandes surfaces, dont 41% depuis l’Italie ce qui risque de poser problème cette année. Les négociations entre industriels et distributeurs s’annoncent difficiles et une pénurie n’est pas à exclure selon Christine Petit, secrétaire générale du SIFPAF. "Aujourd’hui, on ne sait pas. Mais rappelons que la profession a connu en 2007 cette situation où les Italiens, principaux fournisseurs des marques de distributeurs françaises, avaient arrêté de livrer les distributeurs qui avaient refusé de réviser leurs tarifs", a-t-elle déclaré. Lors de la précédente crise, le prix d’un paquet de pâtes a augmenté de 15 à 20 centimes mais ne s'est pas immédiatement fait ressentir dans les rayons. Il devrait en être de même cette fois-ci. Quoi qu’il en soit, l’industrie alimentaire risque de ne pas en sortir indemne. Et nous non plus. 

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