les anarchistes cover anarchistes highlight

Exarchopoulos et Rahim appellent à l’insurrection.

Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos appellent à l’insurrection

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Publié le Vendredi 15 Mai 2015

En ouverture de la Semaine de la Critique, Elie Wajeman plonge Adèle Exarchopoulos et Tahar Rahim dans le milieu anarchiste de la fin du 19ème siècle. ?

Affiche glamour pour l’ouverture de la Semaine de la Critique, sélection en marge du festival de Cannes qui entend depuis 1962 mettre en avant les jeunes talents : Les Anarchistes, troisième film du Français Elie Wajeman (Arturo, Alyah), plonge Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos dans le bain bouillonnant de l’histoire.
Paris, 1899 : alors que le XIXème siècle vit ses derniers jours, un flic sans famille (Tahar Rahim), infiltre un groupuscule d’ouvriers anarchistes. Traître par essence, le policier sous couverture se prend néanmoins d’une étrange fascination pour ces militants paumés qui rêvent de tout faire sauter, pour en finir avec leur propre détresse sociale et faire la peau d’un système dont ils ne touchent aucun dividende, et s’éprend bien sûr de Judith, la fiancée du meneur (Adèle Exarchopoulos). 


La force des Anarchistes ne réside pas vraiment dans son intrigue, sans surprise majeure, mais plutôt dans son style : son style d’écriture d’abord, extrêmement ouvragé, travaillé parfois jusqu’à l’excès, mais qui met des mots justes et puissants sur les maux d’une jeunesse d’un autre siècle qui pourrait aussi bien être du nôtre.
Dans son casting ensuite : Tahar Rahim, rescapé de ses récents naufrages cinématographiques (The Cut, Le Père Noël), Adèle Exarchopoulos, toute en moue et en gouaille sexy, Swann Arlaud, dont l’étrange regard marque chacune de ses apparitions, Guillaume Gouix, puissant comme à son habitude, Karim Leklou, formidablement émouvant… Se refusant à jouer la carte de la reproduction historique bateau, Wajeman prend le parti du modernisme, aidé notamment d’une bande-son qui rappelle fortement les audaces splendides le Bonello de l’Apollonide. Les Anarchistes est un film imparfait, parfois maladroit, mais qui atteint parfois la grâce justement parce qu’il ose tutoyer l’outrance. Il serait injuste de n’en pas saluer l’audace.

 

Les Anarchistes, d’Elie Wajeman. Sortie le 11 novembre.

Clémentine Goldszal

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus