Focus Benicio del Toro

United States of Benicio

United States of Benicio

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Publié le Lundi 20 Mai 2013

Indien des plaines dans le beau "Jimmy P." d’Arnaud Desplechin, présenté à Cannes en compétition officielle, le singulier latino Benicio Del Toro adore qu’on ne sache jamais vraiment d’où il vient. On remonte sa filmo pour retrouver sa véritable origine.

Jimmy P., psychothérapie d’un Indien des plaines (2013)
Malgré l’accueil mitigé des festivaliers, on a aimé le film d’Arnaud Desplechin, qui met face à face, dans l’immédiat d'après-guerre, Mathieu Amalric en psychanalyste roumain et Benicio Del Toro en G.I. d’origine Blackfoot souffrant de troubles somatiques. La rencontre, thérapeutique puis amicale, du Juif fuyant la déportation et de l’Américain natif ayant servi en Europe, repose en grande partie sur la prestation magistrale de Benicio. Moins exubérant qu’à l’accoutumée, tout en douceur et subtilité, l’acteur se met en lice pour le prix d’interprétation. Comment ça, il n’est pas amérindien ?

Savages (2012)
Dans le dernier Oliver Stone, Benicio incarne l’homme de main salasse d’un cartel de Tijuana. Coupe mulet, grosse moustache et haleine qu’on devine fétide, il joue avec la caricature du Mexicain ventripotent. On parie que c’est une couverture.

Che (2008)
Qui d’autre pour prêter sa belle gueule à l’icône de la révolution cubaine ? Son côté apatride faisait de Benicio le candidat désigné pour personnifier l’Internationale marxiste dans le diptyque de Steven Soderbergh. Serait-il argentin comme son personnage ?

Traffic (2000)
Chez Soderbergh déjà, un Benicio encore svelte, cette fois du côté des forces de l’ordre, traquait les trafiquants de drogue au poste-frontière de Tijuana. Deux fois Mexicain dans une même vie, ça commence à ressembler à une piste.

Usual Suspects (1995)
Benicio apparaît au monde en petit escroc à costume italien, démarche féline et phrasé cryptique. Napolitain ? Indonésien ? Cubain ? Non, Porto-Ricain. L’acteur, effectivement natif de l’île des Antilles, n’avait pas encore eu le temps de nous le faire oublier. Mais s’amusait déjà à brouiller les pistes en marmonnant un sabir qualifié par lui-même d’"afro-sino-judéo-portoricain". C’est le truc avec Benicio : il est toujours d’ailleurs.

"Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines" d'Arnaud Despleschin, sortie le 11 septembre.

Caroline Veunac

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires