Nos visages seront-ils bientôt scannés pour accéder aux sites pornos ? Nos visages seront-ils bientôt scannés pour accéder aux sites pornos ?

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Les sites pornos pourraient bientôt scanner nos visages pour des raisons de sécurité

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Publié le Jeudi 31 Octobre 2019

Limiter l’accès des mineurs aux sites pornos… En Australie, cela pourrait bientôt se faire par reconnaissance faciale. Qu’en est-il en France ?

"Avez-vous plus de 18 ans ?" Voilà l’unique paramètre qui "contrôle" actuellement l’accès aux sites pornographiques. Un système de sécurité qui n’empêche en aucun cas les mineurs de profiter de milliers de vidéos à caractère pornographique, puisqu’ils n’ont qu’à cliquer sur "oui". On estime, en France, que 60% d’entre eux en ont déjà regardé. La première fois, entre 10 et 11 ans. Des chiffres sensiblement identiques à travers le monde.
Et justement, l’Australie envisagerait de toutes nouvelles mesures pour lutter contre ce phénomène. Depuis plusieurs années, le pays utilise la reconnaissance faciale comme un outil de sécurité et de contrôle, notamment dans les aéroports. Un système que les autorités souhaiteraient étendre aux sites pornographiques, afin de vérifier si le spectateur a bien l’âge qu’il prétend avoir. 

Si elle aurait pu faire appel à une Intelligence Artificielle qui calculerait l’âge moyen de l’amateur de vidéos pour adulte, l’Australie préfèrerait plutôt s'en remettre aux fichiers gouvernementaux. Ceux dans lesquelles seraient stockées les photos d’identité et autre permis de conduire des citoyens. Ils pourraient ainsi lui permettre de s'assurer de l’identité des visiteurs de sites pornos. Cette même technologie serait aussi envisagée pour limiter l’accès aux sites de paris et de jeux en ligne dans le pays. 

Et le respect de la vie privée ? 
Cette idée pose un grave problème éthique qui a poussé certains députés australiens à réclamer que cette proposition de loi soit revue. Leur peur ? Tomber progressivement dans un système de surveillance généralisé. Quelque chose qu’a compris San Francisco en mai dernier, alors qu’elle est devenue, comme le rappelle Konbini, la première ville à bannir la reconnaissance faciale au nom des libertés civiles.

En France, ce serait possible ?
Le dispositif ne risque pas d’arriver dans l’hexagone. Lundi 28 octobre dernier, la Commission Nationale de l’Informatique et des Liberté a jugé illégale la mise en place d’un système de reconnaissance faciale à l’entrée de deux lycées de Marseille et Nice, considérant que les données personnelles des mineurs "nécessitent une protection spécifique". Ce n’est donc pas pour l’étendre aux sites pornographiques dans l’immédiat. 

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