Instagram : les top-modèles virtuels vont-ils sauver la mode ? Instagram : les top-modèles virtuels vont-ils sauver la mode ?

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Instagram : les mannequins virtuels vont-ils sauver la mode ? par Ophélie Manya

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Publié le Mercredi 16 Mai 2018

Alors que les univers de la mode et de la beauté sont régulièrement critiqués pour leur manque d’inclusivité, une poignée de nouveaux tops viennent bousculer les codes. Leurs noms ? Shudu Gram, Miquela Sousa ou encore Blawko. Des influenceuses virtuelles, dont l’impact pourrait être bien réel…

Exit les influenceuses de chair et d’os, bonjour les instagrammeuses pixélisées ! Depuis quelques mois, de nouvelles égéries font parler d’elles sur le réseau social préféré des millenials. Leur spécificité ? Elles sont virtuelles, et répondent aux noms de Miquela Sousa (un million d’abonnés), Bermuda (65 800 abonnés), Blawko (29 800 abonnés pour le seul garçon du groupe) et Shudu Gram (110 000 abonnés). Si on connaît l'inventeur de cette dernière – un photographe anglais appelé Cameron-James Wilson – la patérnité des autres créatures reste floue. Même si une agence dénommée Brud, spécialisée dans la robotique et lintelligence artificielle, affirme être liée à leur brusque apparition sur les Internets… Une chose reste sûre : leur arrivée sur Instagram marque un changement profond des canons de beauté, quitte à ringardiser au passage les êtres humains.
 

Beautés virtuelles, physiques réels   

Le paradoxe de ces it-girls du turfu ? Avec leur physique radicalement différent de celui des tops d’aujourd’hui (le mini-nez de Kendall Jenner, les pommettes Made In Chirurgie de Bella Hadid…), elles proposent une alternative finalement plus proche de la réalité. Miquela, dont la bio Insta indique qu’elle est d’origine brésilienne, exhibe ainsi fièrement sa peau mate et ses taches de rousseur pixélisées. Shudu Gram, elle, a la peau noire et des cheveux naturels. Des égéries "diversité-friendly", dont l’apparence semble éminemment politique en 2018. Car si la première a des faux-airs d’Adwoa Aboah, nouveau super top d'origine ghanéenne, et que la seconde a été inspirée par Duckie Thot, modèle d’origine soudanaise, les univers de la mode et de la beauté restent peu ouverts sur le sujet. En février dernier, Duckie Thot confiait par exemple à ES Magazine qu’elle emportait son propre make-up sur les défilés, car les maquilleurs ne possédent pas de fond de teint raccord avec sa carnation… Et si en mars, certains internautes ont vertement critiqué Fenty Beauty pour avoir choisi Shudu Gram comme égérie de son rouge à lèvres Mattemoiselle (au détriment, selon eux, d’un vrai mannequin noir), ces filles entendent secouer le système.
 

 

???????????? . . ????@cjw.photo . #fenty #fentybeauty #mattemoiselle #sawc #3dart

Une publication partagée par Shudu Gram (@shudu.gram) le

Mannequins engagées   

Tandis que Hailey Baldwin se contente de poster des photos d’elle sur des yachts, les mannequins virtuels, eux, font un choix radicalement opposé : celui du message politique. Miquela fait claquer dans sa bio le slogan "Black Lives Matter" et affiche juste en dessous le lien de l’asso américaine Black Girls Code, qui fournit aux jeunes filles noires l’accès à une éducation au numérique. Lil Miquela soutient de son côté les droits des personnes LGBTQ+, dans une série de posts aux couleurs arc-en-ciel. Un engagement rare chez les tops et les influenceuses, surtout lorsqu’elles ne sont pas directement concernées par ces sujets… Mais toutes ne sont pas progressistes : Bermuda affiche son soutien au président Donald Trump sur le site de l'agence Cain Intelligence – une mystérieuse firme qui a tout l’air d’un fake provocateur, comme pour mieux critiquer les excès du président des US. Coïncidence ? C’est elle qui génère le moins de double-taps… Et qui se cyber-dispute régulièrement avec Miquela, alors qu’on imagine mal Kendall se fighter avec Gigi sur des questions militantes. De quoi nous faire préférer, pour une fois, le fake à la réalité.

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