"Cyberminimalisme" : et si le web était le nouvel ennemi de nos vies ? "Cyberminimalisme" : et si le web était le nouvel ennemi de nos vies ?

Geek

"Cyberminimalisme" : pourquoi donne-t-on des noms "cool" à nos comportements banals ? par Antoine Ferreira-Mendes

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

2 minutes

Publié le Lundi 18 Février 2019

"Binge-watching", "batch-cooking", ces nouveaux termes définissent nos activités quotidiennes les plus banales. Un nouveau vient de s’ajouter à la (longue) liste, le "cyberminimalisme". Utiles ou non, pourquoi avons-nous cette manie consistant à donner un nom à tous nos comportements quotidiens?

D’après l’étude menée en 2018 par Hootsuite et We Are Social sur les tendances du digital et des réseaux sociaux, les Français passent en moyenne 4h48 sur le web par jour. Les chiffres sont impressionnants, certes, mais pas pour autant étonnants. Le "cyberminimalisme" vient donc défier l’omniprésence du web dans nos vies. Mais le "cyberminimalisme", kezako ?

Initié par Karine Mauvilly, journaliste, enseignante et auteure de Cyberminimalisme publié jeudi 7 février 2019, le mouvement s’interroge quant aux effets néfastes du web sur une population hyper connectée et une planète hyper polluée. Le "cyberminimalisme" nous conseille alors de faire passer le web en second plan, dans nos relations et nos prises de décisions, sans pour autant le délaisser et devenir "cyberabstinent". Etre "cyberminimaliste" c’est également se détacher des géants du web et privilégier les achats d’occasion lorsqu’il s’agit de téléphonie ou d'informartique. Forcément on acquiesce tous. Comment être aujourd’hui en désaccord avec cette dynamique ?

Mais pourquoi a-t-on cette manie de donner des noms à tous nos comportements, qu’on juge bons ou mauvais ? Est-ce vraiment utile ?

Mathieu Avanzi, linguiste, nous en a dit plus. Pour commencer il s’agit d’un "processus naturel". On a d’abord donné des noms à nos nouveaux comportements en lien avec de nouveaux objets qui se sont immiscés dans notre quotidien, comme le scrolling avec les smartphones. Mais pourquoi l’anglais ? "Tout simplement car ces nouveaux objets proviennent de l’Outre-Atlantique, explique Mathieu Avanzi. On a ensuite anglicisé des termes français uniquement dans un but commercial et "pute à clics" sur les réseaux sociaux, comme le cocooning et le souping ( le fait de manger de la soupe)".
Processus naturel donc mais dont l’utilité reste à méditer... Enfin, on va faire du méditing.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires