Comme James Gunn, peut-on se faire virer à cause d’un tweet ? Comme James Gunn, peut-on se faire virer à cause d’un tweet ?

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Comme James Gunn, peut-on se faire virer à cause d’un tweet ? par Ophélie Manya

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Publié le Mercredi 1 Août 2018

James Gunn, scénariste, s’est fait virer du prochain film "Les Gardiens de la Galaxie" après qu'une série de tweets douteux, publiés sur son compte il y a 10 ans, ait été ressortie. Du coup, on s'est demandés si ça pouvait nous arriver.

À 51 ans, James Gunn s’est fait rattraper par son passé. Et ce n’est pas beau à voir. Alors qu’il était en train de plancher sur le troisième volet des Gardiens de la Galaxie, le site Daily Caller a déterré des tweets du producteur datant de 2008, soit il y a 10 ans. Les thèmes abordés ? Viol, pédophilie, le 11 septembre et l’holocauste… Sur l’un des tweets on pouvait lire : "La meilleure chose dans un viol, c’est quand tu as fini de te faire violer et tu te dis ‘wow, ça fait du bien, je n’ai pas l’impression d’avoir été violé !’". Sans commentaire.

Le principal intéressé s’est empressé de s’excuser dans un communiqué : "Mes paroles d'il y a presque dix ans étaient, à l’époque, des malheureuses tentatives d’être provocateur, et ça a échoué, explique James Gunn, je m’en excuse car ces messages étaient stupides, pas du tout drôles, insensibles, et certainement pas provocateurs…". Mais pour Alain Horn, président de Walt Disney Studios Entertainment, pas question de lui laisser une seconde chance : "Les attitudes offensantes et les déclarations découvertes sur le fil Twitter de James sont indéfendables et incompatibles avec les valeurs de notre studio. Nous avons donc rompu nos relations d'affaires avec lui." a-t-il à son tour communiqué.

Et en France, ça peut nous arriver ? Selon Luna Bertaulot, chargée des relations humaines, oui. Par exemple, si le salarié est en arrêt maladie mais qu'il publie des photos de lui en vacances. Ou, s'il insulte son employeur ou l’entreprise qui l'emploie. Mais elle souligne toutefois la complexité de la question : "Les réseaux sociaux relèvent de la sphère privée. En principe, l’employeur ne peut licencier son employé pour des propos tenus dans le cadre privé. En tout cas, s’il le fait, l'employé peut saisir le tribunal des prud’hommes pour plaider le licenciement sans cause réelle et sérieuse". Cependant, l’employeur peut remporter face à la justice lorsqu’il possède des preuves tangibles que des messages postés sur les réseaux sociaux ont un impact négatif sur l’image de l’entreprise, surtout si celui-ci est beaucoup suivi sur les réseaux. Vous savez ce qu’il vous reste à faire : 

 

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