Notre no-fight avec l’humoriste Tristan Lopin Notre no-fight avec l’humoriste Tristan Lopin

Agenda 

Notre no-fight avec l’humoriste Tristan Lopin par Erick Grisel

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

7 minutes

Publié le Mercredi 7 Novembre 2018

Il nous a invité à voir son spectacle. Alors qu’il avait bien maravé Glamour quelques mois auparavant dans l’une de ses vidéos sur YouTube. Alors que faire ? L’envoyer bouler, lui envoyer un colis piégé ? Eh bien, non, Il fallait d’abord qu’on le voit, ce premier one man show intitulé "Dépendance - affective -". Et puis ensuite lui dire de visu tout ce qu’on pense (de son spectacle comme de ses tacles). Verdict ?

Est-ce un clin d’œil affectueux ou une moquerie gratuite, cette allusion à Glamour et à ses pages astro dans le dernier spectacle de Tristan Lopin ? Nous, on avait opté pour la seconde solution, vu que l’année dernière, dans l’une de ses vidéos parodiques, l’humoriste s’en prenait à la presse féminine et particulièrement à Glamour. Devant un verre, à l’issue de son spectacle, Tristan nous a assuré que s’il avait pris le mag pour cible, c’est qu’on ne peut se moquer que de ce qu’on connaît bien, que lui-même était abonné à Glamour et que, bref, il nous fallait plutôt retenir l’option "Qui aime bien charrie bien !" Ok ok, sans jouer les Hanouna offensés à la moindre critique, on n’était pas sûrs de le croire tout à fait. Mais parlons d’abord de son spectacle…

S’il nous avait gonflé, on se serait sauvé sans demander notre reste juste après le salut final. Mais là, il faut bien l’admettre, il roule comme une boule à facettes, ce one man show de Tristan, et ce, dès les premiers moments pendant lesquels l’humoriste distribue des bonbons aux spectateurs dans la salle tout en bitchant sur leurs tenues ou sur le fait qu’ils soient venus en couple ou pas. Car il est beaucoup question de couples dans "Dépendance affective" (qui porte bien son nom). Du couple atypique, mal assorti, de guingois, que l’on forme avec l’être que l’on aime parfois plus qu’il nous aime (c’est plus drôle que le contraire, en tout cas ça fait de meilleurs sketchs). Du couple que Tristan essaie de former avec un spectateur pris au hasard dans la salle (surtout ne vous installez pas dans les premiers rangs avec votre mec si vous ne voulez qu’il devienne sa cible, ou alors si, justement, installez-vous avec lui au premier rang). Et de la tombe que l’on se creuse tout(e) seul(e) avec une pelle pour ensuite s’y recouvrir de terre lorsque l’autre nous échappe et qu’on croit pouvoir le rattraper. Dans son rôle d’amoureux transi croyant déceler de la part de son malheureux partenaire des signes et des avances, le comédien est hilarant. Comme lorsqu’il prend au téléphone sa meilleure copine éplorée à qui il donne des conseils contradictoires en levant les yeux au ciel. Certains diront que son spectacle s’adresse surtout aux femmes. Et c’est vrai qu’elles étaient en grande majorité ce soir-là dans la salle. Mais on dirait plutôt que tout le monde peut y trouver son compte, hétéros, gays, filles ou garçons : "Les hommes vivent les mêmes doutes, les mêmes peurs, mais ils l’expriment sans doute moins que les femmes, nous a dit Tristan, et surtout : ils en rient moins."

C’est ce qu’on lui a dit aussi en retour en prenant ce verre en face du Théâtre Trévise : que Glamour s’adressait aux femmes.  Mais pas uniquement. Que le mag n’offrait pas en pâture à ses lectrices recettes de cuisine et régimes alimentaires ("On en parle le moins possible" a confirmé ce matin notre responsable forme & beauté) comme le comédien l’insinuait dans l’une de ses vidéos. Et qu’en feuilletant les derniers numéros, il avait pu constater que le mot "diversité" (de corps, d’esprit, d’idées, de sexualité, de couleur de peau) n’était un vain mot.

Dépendance – Affective - tous les jeudis, vendredis et samedis à 21H30 au Théâtre Trévise à Paris

Erick Grisel

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus