Festival Montpellier Danse : le festival qui nous fait bouger ! Festival Montpellier Danse : le festival qui nous fait bouger !

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Montpellier Danse : le festival qui nous fait bouger ! par Erick Grisel

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Publié le Lundi 24 Juin 2019

Il y a les fans du festival d’Avignon. Nous, on en pince pour Montpellier Danse ! Cette année, le festival fait renaître le New York du chorégraphe culte Merce Cunningham à qui plusieurs compagnies rendent hommage. Mais de grosses pointures sont aussi de la fête, William Forsythe et Angelin Preljocaj en tête !

"Etre spectateur, c’est un travail." Jean-Paul Montanari, le directeur de Montpellier Danse, a cent fois raison. Au fil des années, chaque spectacle que j’ai vu à Montpellier m’a laissé son empreinte. Parfois c’était facile : il suffisait simplement que je me laisse porter par la musique, la grâce ou l’étrangeté des danseurs et l’affaire était pliée. D’autres fois, cela a été plus hardcore. Je suis sorti de certains spectacles furibard, jurant de ne plus revenir. Je grommelais: "J’ai rien compris !" ou "C’est pas de la danse !" Et en y repensant quelques jours plus tard, je me demandais pourquoi un spectacle ne marchait pas sur moi, alors que d’autres spectateurs en sortaient en transe. Au fond qu’est-ce que j’attendais de la danse ?  Il y a quelques années encore, la réponse était simple : j’attendais qu’elle me montre de bons danseurs qui dansent en même temps – important cette notion du "en même temps" - sur des musiques que j’aime. Un peu simpliste ? Oui, mais on peut aller à Montpellier Danse pour ça : juste pour voir, ressentir pendant une heure ou deux des choses qu’on aura du mal à expliquer par la suite. Car il est très difficile de raconter la danse, ce n’est pas comme un film ou une pièce de théâtre. On peut simplement dire "si tu veux connaître, viens voir !"

Maintenant ma réponse serait un peu différente : face à un spectacle dansé, j’aime aussi me concentrer sur une difficulté, essayer de comprendre, de percer à jour ce qui me semble une énigme. Pas sûr que j’eusse apprécié le Golden Hours (As you like it) de Anne Teresa de Keersmaeker, avec ses textes de Shakespeare, ou le BiT de Magui Marin, et sa farandole mortifère, il y a quelques années, si je n’avais pas fait l’effort de vouloir comprendre. Et parfois, d’une bulle un peu complexe, j’en suis ressorti aussi ravi que si j’avais appris d’un coup à m’exprimer dans une langue inconnue…

Cette année, la 39 ème édition de Montpellier Danse fait revivre l’esprit et de la vitalité de New York, ville où s’est épanoui le talent de Trisha Brown, de Martha Graham et surtout de Merce Cunningham dont les ballets de L’Opéra de Lyon ou la Stephan Petronio Company, reprennent ici certaines chorégraphies. Autre Invité exceptionnel, mais bien vivant, lui : William Forsythe. Chacun de ses spectacles est à tomber par terre. Dans le sillage du New-Yorkais, de nouveaux noms tels que Miguel Gutierrez qui a interloqué le public le premier jour avec son "This bridge called my ass" (voir photo). Et de grosses pointures tels  Angelin Preljocaj et Anna Teresa de Keersmaeker. Et si vous en avez marre de voir les autres danser, allez donc faire un tour du côté de la Mairie ou la place Dyonisos à Montpellier :  des cours de danse y seront donnés par les répétiteurs de Preljocaj et de de Keersmaeker. Bon Montpellier danse !  (en plus la plage de l’Espiguette, c’est juste à côté !)

Jusqu’au 6 juillet à Montpellier

Erick Grisel

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