"Treadstone" : la série dérivée des films Jason Bourne à fond les ballons "Treadstone" : la série dérivée des films Jason Bourne à fond les ballons

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"Treadstone" : la série dérivée des films Jason Bourne à fond les ballons par Emilie Semiramoth

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Publié le Vendredi 31 Janvier 2020

Une série adaptée des films de Jason Bourne, est-ce une bonne idée ? Oui et non… Explications.

Presque un préquel
Petit rappel pour celles et ceux qui auraient oublié les détails de la mythologie qui entoure la franchise Jason Bourne. Treadstone est le nom de code de l’opération dont Jason, et tant d’autres, ont été les victimes. Il s’agit de ce programme ultrasecret de la CIA qui transforme des hommes et des femmes en véritables machines de guerre. Dénués de tout sentiment et rompus aux plus hautes techniques de combat et de survie, ils sont capables d’exécuter n’importe quel contrat. Traduction : ils tuent sur commande, avec une efficacité redoutable et sans se poser de question. Treadstone, la série, se penche donc sur l’origine de ce programme. Ainsi, une partie de l’histoire se déroule en 1973 à Berlin-Est là où l’opération est née. L’agent John Randolph Bentley, échappe à ses ravisseurs soviétiques et se rend compte qu’il a subi un lavage de cerveau et possède des aptitudes de combat hors normes. La série s’intéresse ensuite à une flopée de personnages dans le temps présent. Ces quidams sont en fait "activés" du jour au lendemain, avec des missions périlleuses à remplir.

De l’action à gogo
Pas de doute, la filiation avec les films de Matt Damon est assurée. Les scènes de baston spectaculaires sont légion et on en prend clairement plein les mirettes. Les combats mano à mano s’enchaînent sans répit. Les chorégraphies sont convaincantes et les coups portés donnent vraiment l’impression de faire mal. Et puis, on a droit aussi bien à des courses poursuites sur les toits de Berlin-Est que dans les rues de Paris, même si les rues en question se situent plutôt quelque part en Europe de l’est… Mais on imagine que le budget de la production et/ou que la mairie de Paris n’ont pas permis d’organiser cet impressionnant carnage dans les vraies rues de la capitale. Pas de panique, des scènes un peu moins apocalyptiques se jouent, elles, au Château de Versailles ou dans les allées du Parc Monceau. Bien sûr, le principe de la traque faisant partie de l’ADN de la franchise Jason Bourne, une équipe de la CIA qui croyait l’opération Treadstone enterrée envoie un de ses agents sur le terrain pour mettre au jour la conspiration infernale qui semble se mettre en place.

Série-monde
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on voyage dans Treadstone : dès les premiers épisodes, on passe de la Corée du Nord à l’Europe (Londres, Paris, Berlin), les Etats-Unis, l’Inde… Pas étonnant puisque Tim Kring est le créateur de la série. C’est lui qui, 14 ans plus tôt, a créé Heroes une série qui se déroulait aux quatre coins de la planète avec des personnages qui parlent leur langue natale (une révolution pour l’époque !). Dans Treadstone, même principe, les Coréens parlent coréen et les Allemands… allemands ! En revanche, contrairement à Heroes qui est parvenue dès le début à nous embarquer dans son univers, on se perd très vite avec cette foison de personnages. Le garçon lambda qui travaille sur une plateforme pétrolière (Brian J. Smith de Sense8) et la mère de famille nord-coréenne qui se découvrent des aptitudes insoupçonnés et qui démontent des pros du combat sans sourciller. L’ancienne journaliste anglaise, devenue taxi, qui plonge du jour au lendemain dans une opération sauvetage sans moyens et (presque) sans raisons. L’agent de la CIA en 1973 qui se la joue solo pour comprendre ce qui lui arrive… Et encore, on en zappe quelques uns au passage. Ils sont trop nombreux pour avoir un développement intéressant. Très vite, la série s’essouffle et semble courir comme un lièvre sans tête… Vers quoi ? Une énième conspiration dont on devine un peu trop vite les contours et les enjeux. Néanmoins, si on n’est pas trop regardant et qu’on décide de débrancher son cerveau, Treadstone peut agréablement faire passer le temps.

"Treadstone", une série créée par Tim Kring avec Jeremy Irvine, Brian J. Smith, Michelle Forbes… Actuellement sur Amazon Prime Video.

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