"The Witcher" : Netflix court toujours après son "Game of Thrones" "The Witcher" : Netflix court toujours après son "Game of Thrones"

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"The Witcher" : Netflix court toujours après son "Game of Thrones" par Emilie Semiramoth

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Publié le Lundi 23 Décembre 2019

Toute ressemblance avec l’épopée de HBO est loin d’être fortuite. "The Witcher" affiche clairement son ambition de combler le vide laissé depuis la fin de "Game of Thrones". Las, on est resté de marbre.

Copier-coller ?
De l’héroic fantasy, un univers médiéval poisseux, des intrigues géopolitiques, des destins tout tracés, des jeunes femmes dénudées… Oui, même si les points communs avec feue Game of Thrones sont troublants, il est nécessaire de rappeler que la série littéraire The Witcher (Le Sorceleur en français) est née sous la plume du polonais Andrzej Sapkowski dès 1986, soit dix ans avant Le Trône de fer de George R. R. Martin. Et même si Le Sorceleur a su se trouver un public parmi les fidèles lecteurs d’Europe de l’est, c’est l’adaptation en jeu vidéo qui lui a donné une renommée mondiale. L’acquisition par Netflix pour en faire son nouveau fer de lance était donc toute logique.

C’est comment ?
Pénible. Tout ce que l’on a pu voir dans les cinq premiers épisodes (sur huit) mis à disposition de la presse a déjà été vu, revu et en mieux. Henry Cavill avec la crinière de Legolas, l’air bourru et rien d’autre que ses biscottos à montrer peine à convaincre dans le rôle-titre, celui du sorceleur Geralt de Riv, une sorte de chasseur de prime qui extermine des monstres. Les scènes d’action cèdent à une certaine facilité, avec tripes à l’air et membres tranchés. On est loin des batailles épiques de GoT qui nous donnaient à sentir le pouls des belligérants. Du côté des effets spéciaux, c’est mitigé. Des bestioles particulièrement hideuses font le job, mais dès qu’il s’agit de dépeindre des scènes de magie – un thème quand même central dans la série – patatras ! On reste dubitatif devant des effets spéciaux nostalgiques des années 90 qui évoquent aussi bien le pouvoir des trois de Charmed, des créatures à la Buffy et les portails de Stargate…

Et le fond ?
Il est sans queue ni tête. La narration, totalement incohérente, se fait dans un désordre qui ne fait pas sens. À tel point qu’on se demande à un moment si la production n’a pas interverti l’ordre de diffusion des épisodes. La destinée de Geralt de Riv ne suscite que très peu d’intérêt. On se fiche un peu de le voir dépecer de vilaines bébêtes. Et son meilleur ami, le barde Jaskier, donne des envies de meurtre. Même problème avec la jeune bossue Yennefer (Anya Chalotra) qui, même si elle connaît un destin assez extraordinaire, n’éveille aucune sympathie. Et que dire de la jeune princesse Ciri (Freya Allan) qui apparaît comme une figure centrale de l’intrigue sans qu’on en comprenne l’intérêt… Non, il est vraiment difficile de trouver un quelconque intérêt à cette hyper-production qui n’a d’autre ambition que de profiter des bénéfices de GoT, dans un marché devenu très lucratif. 

"The Witcher", une série créée par Lauren Schmidt Hissrich avec Henry Cavill, Freya Allan, Anya Chalotra… Actuellement sur Netflix.

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