"The Hot Zone" : la mini-série haletante qui rappelle "Chernobyl" "The Hot Zone" : la mini-série haletante qui rappelle "Chernobyl"

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"The Hot Zone" : la mini-série haletante qui rappelle "Chernobyl" par Emilie Semiramoth

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Publié le Vendredi 4 Octobre 2019

25 ans après "Urgences", Julianna Margulies renfile sa blouse, mais cette fois-ci elle incarne une scientifique et vétérinaire de l’armée ! Dans "The Hot Zone", une histoire vraie adaptée du livre éponyme de Richard Preston, elle traque le virus Ebola qui a débarqué sur le sol américain.

Un casting de rêve
National Geographic produit peu de séries télévisées, mais quand elle le fait, elle met les petits plats dans les grands. Avec The Hot Zone, la chaîne plus connue pour ses documentaires s’est offert un casting de rêve. À sa tête, Julianna Margulies joue le Dr. Nancy Jaax, vétérinaire de l’armée américaine. Avec son collègue, interprété par Topher Grace (That ‘70s Show), elle reçoit des tissus à analyser qui proviennent de singes d’un laboratoire scientifique, morts sans qu’on en comprenne la cause. D’après les premières analyses, il s’agirait du virus Ebola. On est en 1989. Ce virus, transmissible à l’homme, est connu des scientifiques pour avoir fait des ravages sur le continent africain treize ans plus tôt. Ce qui change radicalement la donne, c’est que le virus se trouve pour la première fois dans la nature, sur le territoire américain. Nancy contacte alors son mentor Wade Carter joué par Liam Cunningham qui affiche le même air bourru et attachant que Ser Davos dans Game of Thrones. Ils vont devoir non seulement contenir une possible épidémie, mais aussi remonter à son origine. Parmi le reste du casting, on retrouvera entre autres Noah Emmerich (The Americans), Robert Sean Leonard (Dr. House) ou encore Grace Gummer (American Horror Story : Freak Show). Autant dire qu’on se régale.

Un thriller efficace
Son sujet a beau être la virologie – et évoquer à certain.e.s de mauvais souvenirs des cours de physique-chimie – The Hot Zone se range clairement dans la catégorie thriller. La mission dévolue à Nancy et son équipe, plus que délicate et réalisée sous haute pression, les conduira à mener une opération spéciale où la moindre erreur peut être fatale. Mais ici, pas de cascades, de courses-poursuites ou de carnage avec des armes à feu. Le sensationnel tient à des combinaisons intégrales, anti sexy au possible, qui ressemblent à une sorte de scaphandrier en plastique. Les armes ? Des aiguilles hypodermiques. Cet attirail provoque d’emblée chez le spectateur crises d’angoisse, paranoïa et la sensation de suffoquer. Et pour les dur.e.s à cuire, il suffit de lire l’angoisse sur le visage de Nancy Jaax ou de Carter à l’idée d’avoir affaire à un tueur en série, capable de décimer la ville de Washington en quelques jours. Contagion garantie. Mais ce tueur, contrairement aux thrillers classiques, est invisible. Par cet aspect, The Hot Zone rappelle Chernobyl évoquant la même tension du début à la fin et une dramaturgie similaire. Comme dans Chernobyl, pas d’espoir : aucun remède n’existe contre ce virus effroyable, de même qu’il n’y a pas de traitement miracle pour guérir une surexposition à la radioactivité. Et même si ce drame s’avère moins sophistiqué dans sa facture, il entend lui aussi sonner l’alarme sur ce danger qui n’est pas suffisamment pris au sérieux et qui pourtant nous menace aujourd’hui encore.

Ebola, le grand méchant
Bien que toute forme de glamour soit absente de la série, Julianna Margulies rayonne une fois encore dans ce rôle. Qu’elle soit en combi intégrale en train de manipuler des agents pathogènes mortels ou qu’elle dirige ses troupes avec la bienveillance d’une mère, elle ne perd rien de son charisme. Et reste toujours cette actrice de premier plan, scrupuleuse et iconique en toutes circonstances.

Dans The Hot Zone, c’est donc le virus le grand méchant de la série. À l’occasion de quelques flash-backs en 1976 quand Carter le traquait au Zaïre, on prend mieux la mesure du carnage qu’il peut faire. Cette fièvre hémorragique ne laisse aucune chance à celui ou celle qui en est victime. Les malades se retrouvent alors maculés de pustules. Le corps se voit drainer de toute son énergie et totalement déshydraté. Et l’on ne peut s’arrêter qu’à un constat d’impuissance. Dans cette partie, The Hot Zone tient plutôt du drame, poignant. Mais de retour dans le laboratoire, c’est une toute autre affaire. Des singes avec les yeux injectés de sang qui crachent ou sautent au visage des militaires… On baigne vraiment dans une ambiance de film d’horreur ! Par contre, on préfère vous avertir : après les six épisodes de la série, vous aurez toutes les raisons de devenir germaphobe...

"The Hot Zone", une série créée par James V. Hart avec Julianna Margulies, Liam Cunningham, Topher Grace… Le dimanche à partir du 22 septembre à 20h40 sur National Geographic.

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