"The Boys" : la réjouissante série d’Amazon anti super-héros "The Boys" : la réjouissante série d’Amazon anti super-héros

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"The Boys" : la réjouissante série d’Amazon anti super-héros par Emilie Semiramoth

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Publié le Lundi 29 Juillet 2019

Clairement les années 2010 marquent l’avènement des super-héros. Ils sont partout. Sur le grand comme le petit écran. Surgissant de tous les côtés pour sauver la veuve et l’orphelin, une figure messianique toujours en arrière-plan. "The Boys" envoie bouler tout ça avec panache, humour et une bonne dose de provoc'.

Le grand détournement
Dans The Boys, les super-héros sont de véritables vedettes. Surtout, des vedettes dont le business tourne tout seul. Ils font partie d’un énorme conglomérat, Vought, qui monétise leur image et leurs services. Parmi eux, "The Seven" sont en quelque sorte les Avengers des supers : la super vitrine qui fait tourner le commerce. Films franchisés, objets dérivés… ils génèrent des milliards. Et les moins connus louent leurs services à des villes pour assurer leur protection à coup de quelques centaines de millions. Bien sûr, sous le vernis, la réalité est beaucoup moins reluisante. Culte de la personnalité, égo bouffi, les supers sont de véritables ordures dont la boussole morale a complètement perdu le nord. Dans cette série adaptée des comics de Garth Ennis, "The Seven" ne sont ni plus ni moins que les avatars de nos super-héros : Homelander, combo entre Superman et Captain America, mèche blonde et sourire carnassier, est campé par un Antony Starr (de Banshee) méconnaissable ; The Deep est une version décérébrée d’Aquaman avec un Chace Crawford (Gossip Girl) parfait ; A-Train est un speedster type The Flash qui court comme un lapin sans tête ; quant à Queen Maeve, elle revisite Wonder Woman dans une version plus dark. Nouvelle recrue, Starlight, encore fraîche, innocente et pleine de bonne volonté, déchante en intégrant l’équipe de ces nouveaux dieux de l’Olympe.

Ça dépote
Qui sont donc The Boys ? Un groupe de civils – sans super pouvoirs donc – qui ont à cœur de révéler la vraie facette de l’industrie Vought et tous les méfaits de leurs supers. Et même si leurs intentions sont nobles, ce ne sont pas non plus des parangons de vertu. Billy Butcher (Karl Urban), leur leader, embarque dans sa mission Hughie, un jeune homme tout ce qu’il y a de plus ordinaire qui a vu A-Train désintégrer littéralement sa fiancée lors d’une course folle. Ce geek, qui vit encore chez papa et a du mal à affirmer sa personnalité, ne semble pas avoir le profil vraiment idéal pour se lancer dans cette guerre qui s’annonce sanglante. Car en effet, dans The Boys, on ne lésine pas sur l’hémoglobine. Les scènes de baston s’enchaînent et ne font pas dans la dentelle. Même une scène de face sitting finit d’une façon bien gore.

Au-delà du fun et de l’action qui fuse à un rythme effréné, The Boys n’est pas totalement vide de sens. Pas étonnant puisque les créateurs ne sont autres que Eric Kripke (Supernatural) qui sert de showrunner et le duo Seth Rogen / Evan Goldberg qui est déjà derrière Preacher. En filigrane, ils égratignent allègrement les mythes de la célébrité, le culte de la personnalité prôné par la pop culture, la masculinité toxique et bien sûr l’ultra-libéralisme. En somme, voilà une série pop corn qui donne aussi à réfléchir. On en redemande !

"The Boys", une série créée par Erick Kripke, Evan Goldberg, Seth Goldberg avec Karl Urban, Elisabeth Shue, Erin Moriarty… Disponible depuis le 26 juillet sur Amazon Prime Video.

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